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OR TRAÇABLE ET RESPONSABLE : LA FILIÈRE FRANÇAISE EST EN RETARD
C’est le constat dressé par le dernier rapport d’étude rédigé par le WWF France.
Un contexte de flambée des cours mondiaux qui accroît les risques environnementaux liés à l’extraction
Le cours de l’or bat de nouveaux records avec une valeur de plus de 1 460 US dollar l’once. Les causes conjoncturelles sont bien identifiées : crise économique mondiale, tensions en Afrique du Nord et Moyen-Orient, inquiétude concernant la dette en Europe. Les conséquences de cette « fièvre de l’or » qui poussent les chercheurs d’or et les multinationales minières à aller chercher au plus vite de nouveaux gisements aurifères sont, elles aussi, bien connues : pollution des fleuves français de Guyane, déplacement de villages entiers aux Philippines, empoisonnement de l’eau potable touchant plus de 2 millions de personnes en Roumanie, soutien financier aux milices armées de Colombie et du Congo, exploitation de milliers d’enfants au Burkina Faso, Niger et Ghana, etc.
Avec 57% des volumes extraits, le marché de l’or dédié à la bijouterie est stratégique pour le développement de l’or responsable
Face à cette situation, quelles garanties les professionnels de la filière bijouterie-joaillerie française peuvent-ils apporter aux consommateurs quant à l’origine de l’or et la façon dont il a été extrait ?
En collaboration avec les trois syndicats de la bijouterie-joaillerie française [1] , c’est précisément la question que le WWF France a posé à un échantillon représentatif de 200 professionnels de la filière (affineurs, fabricants et distributeurs). L’analyse des réponses, présentées dans le rapport Sur les traces de l’or : la filière française face aux défis de l’or traçable et responsable , a permis d’obtenir les résultats suivants :
- 82 % des répondants reconnaissent ne pas connaître la provenance de l’or qui passe entre leurs mains ;
- 84 % des répondants n’ont aucune garantie concernant la responsabilité des pratiques d’extraction ;
- 75% des répondants sont conscients des lourds impacts de l’extraction aurifère ;
- 90 % des répondants se déclarent prêts à agir, à leur niveau, afin de combattre les pratiques désastreuses d’extraction.
Face à ce constat, l’étude du WWF-France propose un chemin d’amélioration continu qui permettrait aux professionnels de s’engager pour soutenir un changement des pratiques d’extractions aurifères afin de garantir à leurs clients une meilleure traçabilité et des produits issus de pratiques plus responsables. Cette évolution est indispensable pour permettre aux consommateurs de maintenir leur pleine confiance dans la filière bijoutière et joaillière française .
Télcharger le premier volet de l'étude en cliquant sur ce lien goo.gl/Ll3U2
[1] L’Union française de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie, perles et pierres – BJOP, la Fédération nationale d’horlogerie, joaillerie et orfèvrerie – HBJO, et le Syndicat Saint Eloi