ours / ©: Jon Ars / Norwegian Polar Institute / WWF

Ours blanc

Changement climatique, extraction de pétrole et de gaz en offshore, essor du commerce maritime, surexploitation des ressources marines : chaque jour, l'Arctique se fragilise un peu plus et avec elle, les populations des ours blancs.

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On dénombre actuellement entre 20 000 et 25 000 ours polaires dans le monde, dont la survie ne tient plus qu’à une mince couche de glace.

Parmi les 19 sous-populations existantes - les deux tiers se trouvant au Canada - six sont en déclin ou présentent des signes de déclin marqué.

Une vie dépendante des glaces de mer

Et pour cause, dans les baies d’Hudson et de Baffin, les glaces de mer craquent trois semaines plus tôt qu’en 1979. La période réservée à la chasse et au prélèvement de nourriture, indispensable à la constitution des réserves de graisse de l'ours polaire, est donc racourcie.

Les impacts sont les plus importants au printemps et au début de l’été, périodes cruciales pour les ours polaires, car c’est à ce moment qu’ils constituent leurs réserves de nourriture et s’accouplent avant de passer le long hiver arctique.

 

Aire de répartition de l’ours polaire

Le territoire de l’ours polaire est très étendu – Canada, États-Unis, Groenland, Norvège et Russie. Les experts du Groupe CSE/UICN de spécialistes des ours polaires regroupent les ours en 19 sous-populations à des fins de surveillance et de gestion.


Migrations saisonnières et fonte des glaces

Les migrations saisonnières des ours polaires dépendent en effet des surfaces de banquise, qui leur servent de plateforme pour la chasse, la reproduction et le repos. Or, selon une étude menée par l’United States Geological Survey, la surface des glaces de mer de l’Arctique a "fondu" de 21 % entre 1979 et 2006, soit une perte de territoire comparable à la superficie de l’Alaska.

Si la réduction des glaces de mer se poursuit au rythme actuel, 42% de la surface de l’habitat estival des ours polaires aura disparu d'ici 2050.

La vie sans la banquise?

On observe, auprès des sous-populations les plus suivies, que les ours passent de plus en plus de temps sur la terre ferme. La banquise fond à un rythme d’environ 4,6 pour cent tous les dix ans, et les populations d’ours vivant dans le sud de leur territoire – sud du Nunavut, Manitoba et Ontario – ne viennent plus passer un ou deux mois sur la terre ferme en été comme ils le faisaient anciennement. Ils doivent maintenant passer de 5 à 6 mois sur la terre ferme en attendant l’embâcle… et le phoque se fait rare sur la terre ferme.

Raréfaction des ressources en nourriture

Face à cette tendance, la raréfaction de leur principale source de nourriture, le phoque annelé, dont la reproduction se trouve elle-même affectée par la fonte de ces glaces de mer, est un facteur aggravant.

Le poids moyen des femelles adultes solitaires est déjà passé de 290 kg en 1980 à 230 kg en 2004. Le poids critique en dessous duquel les femelles ne sont plus capables d’assurer la reproduction est de 190 kg.

A ce rythme là, un grand nombre de femelles n’auront plus de jeunes en 2020, si la perte de poids corporel venait à perdurer. L’ours est donc pris dans un cercle vicieux, qui menace son existence même.

Dans le monde arctique, aucune autre ressource aussi abondante que les phoques annelés et barbus ne possède un apport calorique aussi important. Leur disparition est donc un vrai problème pour les mâles et femelles, qui vivent de 25 à 30 ans et se nourrissent principalement de ces phoques.

Si l’on ajoute à cela le fait que la rupture précoce des glaces de mer réduit de la surface des zones de tanière disponibles pour les femelles gestantes, il est aujourd’hui urgent de réagir.

Fiche d'identité Ours Polaire

Nom scientifique:
Ursus maritimus
Nom en Inuktitut:
Nanuk, ou Nanuq
Poids:
352 - 680 kg
Taille:
2 - 3 mètres
Population:
20-25 000 dans le monde
Statut:
COSEPAC – préoccupant
UICN - vulnérable
 / ©: WWF Canada
Aire de répartition de l’ours polaire
© WWF Canada

Changement climatique

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Le WWF s’investit dans des mesures contre le réchauffement climatique et s’engage en faveur de la création d’une grande réserve naturelle en Arctique pour protéger l’ours polaire et son habitat.

De plus, le WWF soutient divers projets de recherche au profit de l’ours polaire et s’engage contre les dangers provoqués par l’exploitation du pétrole et du gaz et la navigation en Arctique. Le WWF collabore avec la population locale pour éviter les conflits entre l’homme et l’animal et pour créer des possibilités de développement durables.

en savoir + sur le réchauffement arctique




Le premier et plus tangible effet du changement climatique est la fonte de la glace de l’océan Arctique. A l'échelle mondiale, ce phénomène a de graves incidences sur le dérèglement climatique.
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