WWF France - Nouvelle-Calédonie
 / ©: Nicolas Petit

Bureau Nouvelle-Calédonie

Point chaud de la biodiversité mondiale, la Nouvelle-Calédonie cumule les enjeux de conservation, que ce soit pour ses écosystèmes terrestres ou marins.
​Le plus grand lagon du monde, un tiers des récifs coralliens vierges de la planète, des populations importantes de baleines à bosse, dugongs et tortues marines, une flore riche de plus 3.300 espèces dont 76% endémiques et des vestiges vivants de la flore préhistorique du Gondwana, le refuge d’un des derniers oiseaux non volants, le Cagou…
Autant de superlatifs pour décrire la Nature de ce petit territoire du Pacifique Sud-Ouest posé dans la Mer de Corail, entre l’Australie et Fidji.




L’avenir de ce patrimoine naturel exceptionnel est pourtant hypothéqué par plusieurs moteurs de destruction que sont les incendies, les invasions biologiques, l’exploitation minière et bien sûr le réchauffement climatique pour lequel le Pacifique sud-ouest est en première ligne.

C’est donc tout « naturellement » qu’une antenne permanente du WWF France a été créée dès octobre 2001 à Nouméa pour contribuer, aux côtés des acteurs calédoniens et au plus près de la réalité du terrain, à la préservation, la restauration et la valorisation d’un patrimoine naturel unique au monde.

Pour développer nos projets, nous construisons des partenariats avec des collectivités, des associations locales, des tribus, des entreprises…

La restauration du lien « gagnant-gagnant » entre Homme et la Nature constitue le moteur de notre action. Ainsi donc, celle-ci se base sur la promotion de notre dépendance positive à la Nature, l’appel à la mobilisation de toutes les forces vives du territoire pour améliorer ce lien vital et la construction de démonstrations inspirantes et réplicables par la diversité d’acteurs.



La Nouvelle-Calédonie est une page vivante du livre d’histoire naturelle et humaine de la planète, une page unique au monde qui ne doit pas se refermer.

Pour cela, toutes les énergies doivent être mobilisées, la nôtre, la vôtre…

L'equipe de Nouvelle Caledonie

« Seul, on va plus vite ; Ensemble on va plus loin. »

Depuis la création officielle en 2001 du bureau WWF en Nouvelle-Calédonie, les visages de l’équipe ont changé, mais la philosophie et l’espoir du bureau sont les mêmes: restaurer le lien « gagnant-gagnant » entre l’Homme et la Nature et ainsi contribuer à préserver un patrimoine naturel qui nourrit l’identité de sa population, mélanésienne et multi-ethniques, et sera assurément le terreau de la construction de son développement durable.

Notre équipe

5 permanents: Hubert Géraux, responsable Nouvelle-Calédonie; Emma Do Khac, chargée de programme forêt; Marc Oremus, chargé de programme marin; Céline Tollaire, chargé administration et finance; Thomas Pesci, chargé de mission et mobilisation bénévole.

Mais aussi un formidable pool de 450 bénévoles qui soutiennent les permanents et démultiplient l’action sur le terrain (lutte contre les plantes envahissantes et contre les feux, plantations, production de plants natifs, inventaire de sites de ponte de tortues marines, sensibilisation sur les évènements, etc) et des partenariats avec des collectivités, des associations locales, des instituts de recherche, des tribus, des entreprises, des artistes, des sportifs…
 / ©: WWF Nouvelle Calédonie
L'équipe du bureau de Nouvelle-Calédonie
© WWF Nouvelle Calédonie
 / ©: Roger Leguen / WWF

Programme marin

Ainsi, même si le niveau d’endémisme marin calédonien est inférieur à celui rencontré au niveau terrestre, ses eaux abritent une biodiversité et des écosystèmes remarquables. Cette exceptionnelle richesse, particulièrement des récifs coralliens, a valu à la Nouvelle-Calédonie la reconnaissance internationale de l’UNESCO via l’inscription d’une grande partie de ses lagons au patrimoine mondial.

Cette richesse, c’est aussi l’immensité de son espace maritime (1,3 million de km2 !), ses monts sous-marins, ses îlots éloignés, ses eaux du large et ses grands fonds abyssaux à plus de 5.000 m de profondeur. Chacun de ces écosystèmes possède des enjeux de conservation propres (menace d’activité minière profonde, pêche illégale, sur-fréquentation touristique, …), sans oublier la menace du réchauffement climatique.

 

Une meilleure gestion des espaces


Notre action en faveur de la protection du milieu marin en Nouvelle-Calédonie s’articule autour de 2 axes : l’amélioration de la gestion des espaces et la conservation des espèces menacées.

Sur le volet espace, nous soutenons les collectivités calédoniennes dans le renforcement du réseau d’Aires Marines Protégées (AMP). Le WWF a ainsi été à l’origine des 3 premières AMP cogérées de Nouvelle-Calédonie et du développement des mouillages écologiques sur des sites sensibles fréquentés. Aujourd’hui, nous participons activement et de manière collégiale à l’élaboration du Plan de Gestion du parc naturel de la mer de Corail et œuvrons pour la mise en place de mesures de conservation ambitieuses et en cohérence avec les enjeux régionaux.

 

Des espèces à protéger


Les projets « espèce » s’articulent plus particulièrement autour des espèces emblématiques telles que les mammifères marins et les tortues marines, dont les populations constituent bien souvent un patrimoine biologique partagé par plusieurs pays (espèces migratrices). Notre objectif principal est de renforcer les outils et les connaissances qui permettent d’améliorer la conservation des espèces dans et au-delà des frontières calédoniennes : pour cela, on s’appuie notamment sur les outils de science participative (Application MObI) et le suivi satellitaire (tortues vertes, baleines à bosse). Nous œuvrons également pour renforcer nos actions en faveur de la conservation du dugong, et notamment la lutte contre le braconnage, dont le statut de conservation en Calédonie est de plus en plus préoccupant avec moins d’un millier d’individus restant !

* Ecosystèmes vierges – ou quasiment – de tout impact humain

 / ©: Marc Oremus/WWF
Baleine à bosse
© Marc Oremus/WWF
 / ©: Nicolas Petit
Tortue marine
© Nicolas Petit
 / ©: Marc Oremus/WWF
Tortue verte avec une balise Argos sur l’Ile Longue, Archipel de Chesterfield
© Marc Oremus/WWF
 / ©: Nicolas Petit

Programme forêts

En Nouvelle-Calédonie, il reste 1% des forêts sèches originelles et 30% des forêts humides.

C’est ce constat alarmant qui guide aujourd’hui les actions du programme Forêt en Nouvelle-Calédonie. Des crêtes de la Chaîne Centrale au littoral, les formations forestières régressent du fait des activités humaines. Incendies, invasions biologiques et mines en sont les principaux moteurs de destruction. Les préserver est un enjeu de taille car ces forêts abritent une extraordinaire biodiversité (dans les forêts humides, 4 plantes sur 5 sont uniques au monde) mais fournissent aussi d’indispensables services à la population dont l’approvisionnement vital en eau pour ses besoins domestiques, agricoles, industriels et touristiques.

Notre action en faveur des forêts s’articule autour de 2 axes : la protection des forêts existantes et la restauration de leur intégrité écologique.

 

Protéger les forêts


L’Homme ne sait pas recréer les forêts qu’il détruit, avec toute leur richesse et leur complexité. Et l’Homme a besoin de la forêt pour son bien-être et pour ses activités économiques. Ces 2 constats imposent aujourd’hui la préservation des forêts résiduelles. Le WWF œuvre donc à la reconnaissance de ces forêts par la population et par les décideurs, et au développement de mesures concrètes pour les protéger : appel à la protection des forêts au-dessus des captages d’eau du territoire, appui à la gestion d’aires protégées sur des forêts prioritaires, aussi bien forêt humide que forêt sèche, engagement dans la lutte contre les incendies, soutien à l’inventaire des populations de cagous dans les forêts de la Chaîne, oiseau emblématique du pays dont il ne reste que quelques milliers d’individus...

 

Restaurer les forêts


Nous ne savons pas faire ce que la Nature sait faire. Par contre, nous pouvons l’aider à se régénérer via des actions de lutte contre les espèces envahissantes et de plantation d’espèces pionnières, actions qui vont permettre le retour progressif de la forêt. Le WWF a ainsi apporté un appui historique au programme de conservation des forêts sèches sur ces 2 enjeux clés. Il a également initié et soutient des projets de restauration forestière sur des sites pilotes stratégiques : Gohapin, plus grande tribu de province Nord au pied du massif forestier de l’Aoupinié, ainsi que le parc provincial de la Dumbéa (forêt humide sur sol minier) et celui du Ouen Toro (forêt sèche). Au-delà de l’enjeu de restauration / préservation de ces forêts et d’acquisition de pratiques efficaces à partager, ces projets de cogestion permettent d’expérimenter une nouvelle gouvernance en promouvant l’implication forte des populations, qu’elles soient tribales, rurales ou urbaines.

 / ©: Nicolas Petit
Denis Meandu Poveu de la Tribu de Gohapin
© Nicolas Petit
 / ©: Nicolas Petit
Le Cagou de Nouvelle-Calédonie
© Nicolas Petit
 / ©: Nicolas Petit
Forêt Humide de Nouvelle-Calédonie
© Nicolas Petit
 / ©: Roger Leguen / WWF

Programme développement

Le développement durable de la Nouvelle-Calédonie ne pourra se faire que via la reconquête de son capital naturel et la réduction de son empreinte écologique, dont sa note carbone …

L’extraordinaire diversité de la nature calédonienne se conjugue malheureusement avec celle des menaces qui pèsent sur elle : incendies, invasions biologiques, exploitation minière, braconnage, … nombreuses sont les causes d’érosion de ce formidable capital naturel. A ces menaces se rajoutent aujourd’hui celle réelle et confirmée du réchauffement climatique. En effet, la Nouvelle-Calédonie est au cœur d’une des régions du monde en première ligne de ces effets : élévation du niveau de la mer, blanchissement du corail, renforcement des phénomènes météorologiques extrêmes (cyclones et sécheresses), … Et paradoxalement, le territoire a une des empreintes carbone par habitant les plus importantes de la planète.

L’enjeu pour le WWF est donc de contribuer aux côtés des acteurs calédoniens à une dynamique de développement durable qui repose sur la préservation et la valorisation respectueuse de leur capital naturel et sur la réduction de leur empreinte écologique, dont l’empreinte carbone !

Notre bureau calédonien participe ainsi aux débats des tables collégiales de travail (Conservatoire des Espaces Naturels, Observatoire de l’Environnement, Comité de protection de l’Environnement, …) pour la mise en place de stratégies environnementales, l’amélioration du suivi des milieux naturels, l’amélioration des réglementations, etc. D’autre part, via des actions démonstratives, il promeut la mobilisation d’un nombre croissant d’acteurs sur ces enjeux.

 

Projet phare de cette démarche : Earth Hour « Une heure pour la planète »


A l’initiative du bureau WWF local, la manifestation mondiale Earth Hour « Une heure pour la planète » est déclinée depuis 2009 en Nouvelle-Calédonie. Devenue la mobilisation incontournable en faveur de la lutte contre le changement climatique, l’événement offre, à travers un cadre festif, de contribuer à la sensibilisation des citoyens sur les enjeux et les moyens de réduire notre note carbone, et de nourrir le débat de société sur cette problématique essentielle à un moment où le territoire est à la croisée des chemins quant à ses choix de développement.

 / ©: Nicolas Petit
Earth Hour 2015
© Nicolas Petit
 / ©: WWF Antenne Nouvelle-Calédonie
Earth Hour 2015 à Nouméa
© WWF Antenne Nouvelle-Calédonie
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Earth Hour 2015
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