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ACTUALITÉS
CLÔTURE DU SOMMET MONDIAL POUR LA BIODIVERSITÉ DES NATIONS UNIES (COP 11) : DES SUCCÈS À CONFIRMER
Le Sommet mondial pour la biodiversité des Nations Unies qui s’est tenu à Hyderabad en Inde, s’est clôturé sur une avancée, certes positive, mais toutefois encore insuffisante pour enrayer le déclin de la biodiversité d’ici 2020.
Deux ans après l'exigeant processus de Nagoya, lors duquel les 193 pays participant avaient adopté le Plan stratégique 2012-2020 pour stopper l'appauvrissement alarmant du capital naturel de la planète, Hyderabad était censé prolonger cette dynamique en donnant de la substance financière au catalogue de promesses.
> Des moyens financiers encore trop faibles
Des 15 jours de sommet de la 11e Conférence des Parties (COP), deux points forts sont à souligner : les moyens destinés à la protection de la biodiversité et le processus devant conduire à la protection des zones de haute mer.
En effet, les moyens destinés à la protection de la biodiversité seront doublés d’ici 2015, passant ainsi de 5 à 10 milliards de dollars. Bien qu’important, ce montant reste cependant bien en deçà des attentes. Si l’on veut atteindre les objectifs d’Aichi fixés, il y a deux ans, 200 milliards de dollars par an seront nécessaires d’ici 2020.
> L’Inde a montré la voie
L’annonce faite par le Premier ministre indien Manmohan Singh de donner 50 millions de dollars pour la biodiversité a été accueillie comme un engagement politique fort. Cet argent sera destiné à être investi en Inde, mais également dans d’autres pays en développement qui éprouvent des difficultés à financer la protection de leurs ressources naturelles.
Le fait que l’Inde se soit engagée à un financement national et international pour la biodiversité devrait montrer la voie à d’autres économies émergentes et les encourager à faire de même.
Il est positif de voir les dispositions pour que les pays en développement intègrent eux aussi la biodiversité dans leurs priorités nationales ou des plans de développement.
> Vers une nouvelle gouvernance des océans :
Le processus de protection des zones de haute mer enclenché il y a quelques années maintenant passe à la vitesse supérieure. Nous allons vers une meilleure conservation de ces zones situées « en dehors des juridictions nationales » et qui représentent 40% de la surface de la Terre.
Les nombreux rapports scientifiques et registres décrivant ces espaces marins d’intérêt écologique ou biologique devront être envoyés à l’Assemblée générale des Nations-Unies (AGNU). Si l'AGNU reconnait enfin la nécessité d'un statut de protection spécial pour ces zones, alors la surpêche, la pollution, l'exploitation minière et pétrolière et les autres activités dommageables ne seront plus tolérées dans ces zones.
