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ACTUALITÉS

26/07/2007

INAUGURATION DU BARRAGE DU GABAS DANS LES PYRÉNÉES ATLANTIQUES : UN OUVRAGE POURTANT RECONNU ILLÉGAL

Le barrage d'Eslourenties de 27 mètres de hauteur, achevé il y a un an,a noyé 4 kilomètres de la vallée du Gabas, inondé 245 hectares de milieux naturels d'une remarquable richesse et stocke 20 millions de mètres cubes d'eau. Pour Martin Arnould, chargé du programme « Rivières vivantes », l'utilité de cet ouvrage est très contestée : « Cette retenue est d'abord faite pour étendre de 3 000 hectares supplémentaires les surfaces irriguées sur le bassin de l'Adour, déjà passablement noyé sous le maïs. Et ensuite pour remettre de l'eau dans l'Adour, asséché par ces mêmes cultures irriguées et le développement asphyxiant de la monoculture du maïs dans le Sud-Ouest. Le mono-usage, en l'occurrence l'irrigation, ne doit plus confisquer les rivières ! »

L'ouvrage a pourtant bien été reconnu illégal par la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux le 22 mars 2007, suite à l'ignorance délibérée des lois sur la corruption et la maîtrise d'ouvrage par l'Institution Adour et la CACG (1) : non respect des « débits réservés », destruction de sites et d'espèces protégés (écrevisses à pattes blanches), réduction de belles rivières (Lées, Gabas) à l'état de canaux d'irrigation.

Le maïs alimente en effet, le modèle de développement agricole en vigueur depuis plus de 40 ans, basé sur l'augmentation indéfinie des rendements, la concentration des exploitations et des productions. Son expansion incessante (50 000 hectares en 1980 pour le bassin de l'Adour, plus de 160 000 aujourd'hui, 600 000 pour le Sud-ouest) coûte un prix de plus en plus intolérable : destruction des milieux aquatiques (2), empoisonnement progressif de l'eau par les pesticides et les nitrates, épuisement et érosion des sols, « monotonisation » des paysages et désertification du monde rural.

Déroulement

17h15 : point presse : chez Joël Bordas, 1 rue du pic du Midi à Eslourenties (64)

18 heures : inauguration officielle au pied du barrage