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ACTUALITÉS

27/01/2009

LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE : L’UE PERD 28 MILLIARDS D’EUROS

28 milliards, c’est ce que devait être la contribution  pour l’Union Européenne pour aider les pays en développement à lutter contre le péril climatique .
« Devait  », car si ce chiffre figurait dans la première mouture de la stratégie européenne pour Copenhague, le texte présenté aujourd’hui ne promet plus que… 0 euros.

28 milliards, c’est ce que devait être la contribution pour l’Union Européenne pour aider les pays en développement à lutter contre le péril climatique.

« Devait », car si ce chiffre figurait dans la première mouture de la stratégie européenne pour Copenhague, le texte présenté aujourd’hui ne promet plus que… 0 euros.

Certes, ce texte rappelle la nécessité impérieuse de limiter le réchauffement de la planète en dessous de 2°C. Il rappelle aussi les besoins des pays en développement : 95 milliards d’euros chaque année pour qu’ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre et 40 milliards pour qu’ils s’adaptent au péril climatique d’ici à 2020. Mais, si le constat est bon, les moyens sont tragiquement absents.« La Commission nous abreuve de chiffres. Mais quand il s’agit de parler concrètement de contribution financière des pays industrialisés … on ne trouve plus un seul chiffre ! », déplore Damien Demailly, chargé du Programme Energie Climat au WWF-France. « Le chiffre de 28 milliards qui figurait dans la première mouture était certes insuffisant, mais il avait le mérite de lancer la discussion. »

Le soutien aux pays en développement est pourtant au cœur de l’accord qui doit être trouvé à la conférence de l’ONU sur le climat qui se tiendra en décembre 2009 à Copenhague et qui dessinera les suites internationales à donner au fameux protocole de Kyoto. Si nous voulons sauver le climat cet accord doit être ambitieux. C’est une nécessité vitale.

Les pays européens vont maintenant se prononcer sur cette proposition de la Commission. Pour Serge Orru, directeur général du WWF-France, « si l’UE veut jouer un rôle constructif à Copenhague, elle doit avoir une position crédible sur la question du soutien aux pays du Sud. La France a montré par le passé qu’il s’agissait pour elle d’un sujet important. Au Président Nicolas Sarkozy de le confirmer et de faire entendre raison à ses homologues européens d’ici au Conseil des chefs d’Etat européens des 19 et 20 mars ». En espérant que, le 20 mars, l’Union Européenne proposera une solution chiffrée à la hauteur de l’enjeu que représente Copenhague.