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Nos Missions

La mission du WWF est d'enrayer puis d'inverser le processus de dégradation de la planète. Pour cela les programmes du WWF sont structurés selon les thèmes d'action prioritaires suivant :

CHANGEMENT CLIMATIQUE

« Pour que le climat devienne l'affaire de tous en 2010 »

Alors que le Sommet de Copenhague s’est soldé par un accord au rabais - un texte politique listant sur deux pages les bonnes intentions sans contrainte des principaux pollueurs de la planète - la bataille du changement climatique est loin d’être terminée.

Le Sommet de Copenhague a laissé des traces. Certes, de nombreux murs sont tombés, mettant fin aux anciens clivages ; Copenhague a marqué le début d’une véritable prise de conscience mondiale du problème du changement climatique et tout le monde est d’accord pour s’y attaquer. Mais les divergences sont fortes sur les moyens d’agir et les efforts à fournir. A Copenhague, les États se sont mis d’accord au pied du mur, et sur le plus petit dénominateur commun.

La question est maintenant de savoir si ce texte peut servir d’ancrage politique pour débloquer certains points des négociations et parvenir la conclusion d'instruments juridiquement contraignants lors du prochain sommet qui se tiendra au Mexique fin 2010 .

Mais au-delà des Nations Unies , la mutation écologique de notre société se joue aussi ici et maintenant et chacun de nous, chaque individu, chaque entreprise, chaque territoire, doit initier concrètement cette transformation à son niveau. Forts de leurs expertises, les programmes du WWF se déploient pour accompagner chaque acteur dans cette démarche.

Pour aller plus loin : Analyse du WWF de l'accord de Copenhague

POLLUTIONS CHIMIQUES

« Infiltrées dans nos produits de consommation courante, les substances chimiques polluent la planète et nuisent à notre santé »

Dans notre vie de tous les jours, nous utilisons plus de 100 000 substances chimiques. La production mondiale de ces produits artificiels est ainsi passée de 1 million de tonnes en 1930 à plus de 400 millions de tonnes aujourd'hui.

D’origine urbaine, agricole et industrielle, ces substances sont le plus souvent invisibles. Elles sont pourtant présentes sur toute la planète jusqu’aux pôles dans les organismes des grands ours blancs ou des peuples Inuits, s’immisçant dans tous les compartiments de notre environnement : sol, eau et air. Elles contaminent ainsi les végétaux et les animaux. Et par l’air que nous respirons, les aliments que nous mangeons et l’eau que nous buvons, nous sommes ainsi tous infectés dès les premiers instants de notre vie dans le ventre maternel.

Or, les recherches scientifiques révèlent de façon de plus en plus explicite les toxicités d’un bon nombre de ces produits chimiques, que ce soit pour l’environnement ou la santé humaine. L’urgence absolue : que les textes réglementaires considèrent enfin l’ensemble du cycle de vie de ces pollutions et qu’ils mettent en place le principe de substitution pour remplacer les produits chimiques les plus préoccupants par des alternatives plus sûres pour notre santé et pour la planète que nous empruntons à nos enfants.

Le WWF participe activement à la mise en place du « Réseau Environnement Santé » qui regroupera ONG de protection de l’environnement, association de médecins, experts et associations de malades.

MODES DE VIE DURABLES

« En 30 ans, les ressources naturelles de la planète ont diminué de 30% »

En 1969, l'homme marchait sur la lune. Rien ne semblait devoir stopper la formidable progression de l'humanité vers la prospérité.

Pourtant, à l'entrée de ce troisième millénaire, un nouveau défi apparaît, engendré par notre consommation effrénée des ressources naturelles.

Les forces économiques mondiales qui provoquent, peu à peu, la destruction de la diversité biologique et des milieux naturels ne prennent que très exceptionnellement en compte les limites biologiques de la planète.

Depuis les années 70, nous avons dépassé la capacité de charge de la planète et vivons en " sur-régime ".

Résultat : une diminution spectaculaire de 30% des ressources naturelles de la planète en 30 ans : les écosystèmes forestiers ont été réduits de 12%, ceux d'eau douce de 50% et enfin, les écosystèmes marins de 30%.

OUTRE MER

« La biodiversité d’Outre-mer, un joyau menacé »

Quel pays autre que la France peut s'enorgueillir d'avoir sur son territoire des terres glacées antarctiques, des forêts tropicales primaires inhabitées, d'immenses récifs coralliens ou encore des lagons parmi les plus grands du monde et des mangroves intactes sur des centaines de kilomètres… ? Aucun !

Grâce à la diversité et aux richesses naturelles de ces territoires, la France détient une chance unique et une lourde responsabilité.

Nous cumulons le triste privilège d'être au cinquième rang des pays accueillant le plus grand nombre d'oiseaux au statut précaire, d'avoir sur notre territoire la plus importante plage de ponte de tortues luth au monde et l'un des patrimoines biologiques les plus originaux et les plus menacés au plan mondial.

De plus, l’insularité de la plupart de ces territoires a conduit les espèces vivantes à évoluer de façon spécifique au cours des millénaires ; ce qui les rend rares à l'échelle planétaire.

Aujourd’hui, cette extraordinaire richesse est menacée. La liste rouge de l’UICN [1] , publiée en 2007, en atteste puisqu’elle place la France parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales menacées (641 au total), classement principalement dû aux espèces d’outre-mer.

[1] Union Internationale pour la Conservation de la Nature

ESPÈCES MENACÉES

« 1 espèce sur 1000 disparaît chaque année »

La biodiversité, c’est-à-dire la diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes connaît une érosion sans précédent.

Ainsi, les espèces disparaissent à un rythme mille fois supérieur au taux d’extinction naturel et cette crise d’extinction sans précédent est due à l’activité directe ou indirecte des hommes.

L’indice planète vivante qui estime les effectifs de certaines populations d’animaux dans les forêts, dans les océans et côtes et dans les eaux douces, s’est réduit de 30% depuis les années 1970 .

Destruction et fragmentation des habitats, surexploitation par la récolte, la chasse, la pêche et le commerce, introduction d’espèces exotiques envahissantes, changements climatiques, pollution et gaspillage sont leurs principales causes de disparition.

A travers ses programmes de conservation des habitats dans les 235 écorégions du monde, le WWF nourrit l’ambition de conserver plus de 85% de la diversité biologique sur terre.

FORÊTS

" 250 000 hectares de forêts tropicales disparaissent chaque semaine "

Maillons essentiels de la chaîne de la vie, les forêts jouent un rôle crucial dans le cycle de l'eau et la régulation des climats. Elles comptent parmi les écosystèmes les plus riches et les plus utiles de la planète, abritant plus de 50 % de la biodiversité terrestre. Pourtant, leur dégradation se poursuit à un rythme effréné. Chaque semaine, c’est près de 250 000 hectares de forêts tropicales qui se volatilisent. Or, on estime que 20% des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère proviennent de la déforestation. Et c’est à une exploitation forestière peu respectueuse de la nature et de l’homme, souvent illégale, ainsi qu’à des coupes sauvages pour installer des plantations industrielles, telles que le palmier à huile et le soja, qu’il faut imputer l’hémorragie des forêts et des milliers d’espèces qu’elles hébergent.

Si en France les forêts augmentent en surface depuis la fin du 19ème siècle, à l’heure actuelle, seul 1% de ces écosystèmes est suffisamment protégé au nom de l’inestimable biodiversité qu’il abrite. En métropole française, plus de 200 espèces forestières sont menacées de disparition ou fortement fragilisées. Une situation préoccupante qui s’explique par l’application obstinée d’un modèle de gestion ayant tendance à uniformiser les milieux au détriment de la variété faunistique et floristique.. Par ailleurs, les besoins croissants de l'homme vis-à-vis de produits en bois papier, mais aussi en produits contenant de l’huile de palme ou en viandes nourries au soja, lorsqu’ils n’ont pas de garanties environnementales, contribuent également à la disparition accélérée de la biodiversité et à la déstabilisation du climat.

Pour enrayer ce processus de dégradation et redonner toute sa place à la forêt, le WWF-France développe des actions dans des écorégions prioritaires .

EAUX DOUCES

« L’or bleu, aussi rare que précieux »

70 % de la surface de la planète est couverte par les océans mais seulement 3% de l’eau sur terre est douce, dont 88 % sont stockés dans les glaces des pôles. L’humanité ne peut accéder facilement qu’à 0,3% de l’or bleu, indispensable à sa survie.

Sans compter que cette eau douce est répartie de façon très inégale selon les pays. 23 d’entre eux s’accaparent les 2/3 des ressources mondiales tandis que dans 26 autres, 250 millions d’habitants souffrent de pénuries graves.

Les cours d’eau ne représentent que 0,001 % environ du volume total de l’eau douce sur terre.

Ressource naturelle fragile, l’eau est la base de toute forme de vie . Habitat, « aliment », outil de production, moyen de transport et bien marchand, elle est tout cela à la fois.

On en tire profit pour différents usages qui sont interdépendants :

pour le bon fonctionnement de tous les écosystèmes (animaux et végétaux)

pour la boire et pour l’assainissement

pour la production animale , la pêche, la pisciculture, l’agriculture pluviale ou irriguée de denrées alimentaires, de fourrages et de plantes fibreuses

pour l’industrie, pour la production d’énergie et comme moyen de transport.

En mouvement perpétuel au travers du « cycle de l’eau » , les écosystèmes d’eau douce (eaux courantes, zones humides, grands lacs, glaciers et calottes polaires) sont la clé du bon état de cette ressource. Ils rendent de nombreux services écologiques, donc économiques, tels que l’épuration de l’eau, son stockage, la régulation des inondations, la production de nourriture, la conservation de la biodiversité ainsi que des fonctions récréatives.

" Un joyau en péril "

Des menaces grandissantes pèsent sur les ressources en eau douce. La croissance démographique, l’intensification des activités économiques et l’amélioration générale du niveau de vie se sont traduits par un renforcement de la concurrence pour cette ressource limitée et par l’intensification des conflits d’usages au détriment des écosystèmes.

La préoccupation des hommes pour leur environnement est relativement nouvelle. Jusqu’au tout récent sursaut de conscience qui nous agite aujourd’hui, l’humanité a usé de la nature, allègrement et sans compter, aménageant largement les cours d’eau, rejetant sans scrupules effluents et déchets et drainant sans complexe et de façon systématique les zones humides.

Les fleuves et les rivières comptent parmi les milieux ayant le plus souffert des activités de l'homme. 25% des cours d'eau d'Europe occidentale et méridionale sont pollués à un niveau extrême. 50% des zones humides françaises ont disparu au cours des 30 dernières années. Depuis 20 ans, les eaux brutes, c’est à dire les eaux qui n’ont pas été « potabilisées » pour la consommation humaine, se dégradent de façon inquiétante. En cause : une politique agricole productiviste abusant des nitrates et des pesticides, la violation des réglementations en vigueur, un immense laxisme vis-à-vis du respect des seuils de production industrielle autorisés, une police de l’eau déficiente…

OCÉANS ET CÔTES

" La mer n'est pas un puits sans fond "

70% de notre planète bleue est recouverte par les océans et les mers.

Pendant des siècles, l'humanité a considéré que l'océan était une ressource inépuisable, à même de nous nourrir et d'absorber nos déchets sans discontinuer.

Mais depuis 50 ans, nous mettons la vie des océans en péril par la pêche abusive, la pollution, la transformation des côtes sauvages en agglomération urbaine et industrielle, la destruction des récifs de coraux ou des zones de reproduction dont dépendent les espèces marines, y compris le poisson que nous pêchons. Partout sur le globe, les populations de poissons sont en chute libre.

Sur chaque océan, chaque jour, trop de navires traquent des poissons de moins en moins nombreux, alors qu'ils sont essentiels à la chaîne de la vie dans les océans.

AGRICULTURE

  • Notre pays est le 1er producteur agricole de l’Union européenne
  • La France est le 2ème importateur mondial de soja et le traitement de ses pollutions agricoles correspondrait à 20 % de la facture d’eau des consommateurs
  • La France est le 3ème plus gros utilisateur de produits phytosanitaires pour son agriculture, après les Pays-Bas et la Belgique

Activité séculaire et vitale, c’est l’agriculture qui nous fournit la grande majorité de notre alimentation. Elle façonne les 2/3 du paysage français et contribue à l’entretien d’une biodiversité essentielle lorsque ses pratiques sont respectueuses de l’environnement.

En revanche, le modèle agricole intensif qui s’est développé depuis une cinquantaine d’années en Europe et dans certaines régions du monde, a conduit à des effets dévastateurs - irréversibles pour certains - sur les écosystèmes et la biodiversité. Basé sur la monoculture et le recours aux pesticides et aux engrais chimiques, ce modèle agricole devenu standard est la cause de nombreux problèmes sanitaires et socioéconomiques.

"L'agriculture durable...concrétement, qu'est-ce que c'est" // Arte Info

Le WWF est partenaire privilégié des CIVAM (Centres d’initiative s pour valoriser l’agriculture et le milieu rura l ).

EDUCATION À L'ENVIRONNEMENT

« La terre ne nous appartient pas, elle nous est prêtée par nos enfants » Proverbe amérindien

Parce qu’ils sont les citoyens de demain, qu’ils sont en âge d’être sensibilisés à la protection de l’environnement, le WWF porte une attention particulière aux enfants et aux jeunes. Ce sont eux qui portent le devenir de la planète. Leur comportement et leur éveil à une réelle conscience des enjeux environnementaux sont essentiels.

Leur transmettre les clés pour mieux comprendre le monde vivant qui les entoure et les encourager à devenir des citoyens pleinement responsables et acteurs de leur environnement, telle est la priorité que s’est fixé le WWF France depuis sa création. Dans les années soixante, l’un des pères fondateurs du WWF, Sir Peter Scott, est déjà persuadé que «l’action de préservation de la nature la plus importante à mener, si l’on veut sauver la Terre, est l’éducation ».

Fort de cet héritage, le WWF-France, a choisi de développer ses actions d’éducation à l’environnement en privilégiant le lieu d’apprentissage par excellence : l’école. Au delà de la série de gestes environnementaux, il s’agit surtout de proposer aux enseignants et éducateurs un véritable espace, producteur de sens, sur la relation entre l’homme et la nature et d’ouvrir le débat et la réflexion autour des enjeux environnementaux. Outils pédagogiques, animations, concours...autant de ressources pédagogiques variées, adaptées aux problématiques actuelles et s’appuyant sur plus de solidarité, de tolérance, d’autonomie, de responsabilité.

Kit pédagogique sur l'empreinte écologique

C'est tout nouveau ! Voici un kit écolo, rigolo, pédago destiné aux enfants de 8-12 ans des écoles, collèges, centres de loisirs, sur l'empreinte écologique.

Quelle est ton empreinte écologique ? C'est la première question posée. Pour la mesurer, les enfants répondent à une série de questions sur leurs modes de vie, ainsi que celles de leur établissement. Planète Enjeux invite ensuite enfants et établissements à mettre en oeuvre un plan d'action pour réduire leur impact sur la planète. Une série d'initiatives mesurables à l'aide d'un indicateur de progrès.

Plus d'info sur http://www.planeteenjeux.com/

L'appel des enfants 2009

Une nouvelle fois cette année l’Appel des Enfants est lancé. Placée sous le Haut Patronage du Ministre de l’Education Nationale, cette opération majeure du WWF touche les 39 000 établissements primaires de France. Après l’eau, l’empreinte écologique, et l’énergie, c’est le thème de l’alimentation qui est au cœur de cette nouvelle édition.

Concours Appel des enfants