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Rapport Qualité de l'eau

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Action "Rivières Vivantes" 2010

Action Eau, économes au Nord, efficaces au Sud

Parce que l'eau est une ressource qui s'épuise, soyons plus économes.

Avec les économies ainsi réalisées agissons pour aider les populations du Sud à gérer leur ressources en eau


EAUX DOUCES

GÉRER DURABLEMENT LA RESSOURCE EN EAU

LE CONSTAT

« Une eau de plus en plus polluée »

La qualité de l'eau douce se dégrade de façon alarmante (rapports IFEN et rapports Lefeuvre 2000 et 2005, rapports du Sénat et notamment les rapports Keller). Principaux facteurs de pollution : l'agriculture, l'industrie, les réseaux de collecte des eaux usées défaillants ou le manque de performance des stations d’épuration... La contamination des nappes et des rivières par les nitrates ne cesse de progresser et près d'un tiers du territoire, 'le grand ouest', est concerné. L’infection par les pesticides se généralise elle aussi. En outre, notre consommation augmente de façon déraisonnable : si nous ne changeons pas notre comportement, l'eau de qualité viendra bientôt à manquer.

C’est en partie à un problème de gouvernance que l’on peut imputer ce constat amer.

En effet, notre politique de l’eau est déficiente. La France a pris un immense retard dans la transcription des Directives européennes (nitrates, DCE, DERU, habitat,….) et lorsque les lois existent, elles sont appliquées avec carence. Corollaire de cette situation, nos écosystèmes trinquent, nos espèces emblématiques disparaissent, la qualité de l’eau brute servant à produire de l’eau potable se dégrade.

Des stations de traitements d’eau coûteuses sont construites aux frais du consommateurs. L’eau, ressource patrimoniale par excellence, n’est pas gérée comme un bien commun. Le principe pollueur-payeur n’est pas appliqué. Le plus souvent, aux problèmes rencontrés, il est apporté des solutions curatives, et trop rarement des solutions ambitieuses de prévention : prévenir plutôt que guérir n’est pas la règle !

DES SOLUTIONS

« Mettre en oeuvre une gestion durable de l’eau pour réduire la pollution et la dégradation des milieux »

  • Intégrer le respect des milieux aquatiques dans les politiques de la commission européenne et du gouvernement français pour réduire les pollutions, qu’elles soient agricoles, industrielles ou issues des collectivités et réduire la consommation.
  • Stopper la dégradation des milieux naturels, par l'assèchement des marais ou la construction de barrages par exemple.
  • Diminuer les pollutions à la source, tel le transfert des pesticides dans les nappes et les rivières.
  • Agir pour une gestion durable de l'eau, au niveau individuel comme collectif.
  • Mettre en place un dispositif d’alertes et de référents
  • Développer des outils (recueils d’expériences, guide juridique, outils de communication)
  • Poursuivre en justice par des actions contentieuses les pollueurs

L'ACTION DU WWF

« Veille juridique, lobby et campagnes de communication »

Le suivi des lois et des réglementations

En France, la législation sur l’eau se base sur les lois de 1964, 1992 et sur la loi pêche de 1984. Depuis décembre 2006, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) a été adoptée.

Doté de son expertise sur la question, le WWF-France assure un suivi de la réglementation sur l’eau en France.

En 2000, au niveau Européen, la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) a été adoptée par les Etats membres pour mettre en place un cadre légal chapeautant les différentes Directives en lien avec l’eau qui ont été adoptées depuis les années 80. La DCE fixe comme objectif d’atteindre le bon état écologique de toutes les eaux d’ici 2015 et de ne pas les dégrader plus. Cette directive est ambitieuse et novatrice. Le WWF, via son bureau des politiques européennes à Bruxelles, suit l’ensemble des textes liés aux enjeux de l’eau.

L’état de la qualité de l’eau en France Le WWF a réalisé une étude en 2000 sur l'évolution de la qualité de l'eau en France sur ces 20 dernières année (MNHN, Lefeuvre 2000). Cette démarche scientifique prouve que les nitrates et pesticides provenant de l'agriculture intensive ont sérieusement dégradé les eaux de surface et souterraines. Ainsi, pour obtenir de l'eau potable au robinet, il faut la ' nettoyer ' par des méthodes chimique et chères, et la diluer dans de l'eau propre, que l'on va puiser en profondeur. La progression des pollutions rend ces eaux pures de plus en plus rares. Le WWF a présenté cette étude à l'Etat et a proposé des solutions écologiques et durables pour inverser la tendance. Le WWF a aussi prévenu les médias afin que chacun puisse se mobiliser et agir, soit en changeant sa propre utilisation de l'eau, soit en faisant pression sur ses élus. Les PCB

Une pollution qualifiée d’historique par certains, mais qui perdure. Elle touche l’ensemble des fleuves et rivières de France à des degrés divers (selon leur passé industriel, selon la densité des populations riveraines, selon l’efficacité des stations d’épuration (notamment les rendement d’abattement des MES), selon la présence d’activités à risque (incinérateurs, cimenteries, centres de traitement de déchets industriels, de stockage de transformateurs, de recyclage, d’anciennes décharges,….). Cette pollution à partir d’un agent chimique produit par l’homme dès les années 30, en raison de ses propriétés intrinsèques (résistance thermique, bon isolant, liposoluble,…) démontre qu’il est bien difficile sur un laps de temps court et avec des moyens financiers conséquents mais somme toute dérisoire, d’éliminer dans sa totalité un produit qualifié de polluant et dangereux pour l’homme et l’environnement, 80 ans après sa mise sur le marché. Cette pollution est surtout emblématique et ce n’est peut être que l’arbre qui cache la forêt de catastrophes futures.

Le Rhône qui a été mis sous les projecteurs en premier en raison de sa contamination aux PCB n’est malheureusement pas le seul à être confronté à ce polluant persistant. La plupart des cours d’eau français et des retenues (lacs alpins, barrages) recèle également des quantités importantes de sédiments infestés. Cette contamination se propage de façon chronique, affectant les chaînes trophiques. Un grave problème de gouvernance vient d’être révélé par le scandale des PCB, mettant en exergue une implication plus que tardive des services de l’Etat. Cette pollution a permis de révéler outre le caractère fragile de nos écosystèmes aquatiques, un problème économique affectant une profession déjà très fragilisée, celle de la pêche professionnelle en eaux douces. Elle a également gravement affecté le secteur de la pêche associative de loisir. Enfin, elle a percé à jour un problème social majeur, celui de la santé de nos concitoyens, trahissant le manque de considération de notre pays pour la thématique santé-environnement.

Auprès les citoyens

Dans le livre Planète Attitude, de nombreux conseils sont donnés pour faire baisser notre consommation d’eau et réduire les pollutions engendrées par nos modes de vie.

Dans les collectivités

Un recueil d’expériences dédié à l’utilisation, la gestion et la protection de la ressource est en cours d’élaboration. Il s’emploie à démontrer que chaque commune, grande ou petite, peut mener des actions exemplaires, et qu’il ne s’agit pas que d’une question d’argent.

Pour en savoir plus

  • Dégradation alarmante de l'eau douce en France - panda magazine n°81 (51,98 ko)
  • Indice Eau douce et Zones humides 2003> Evaluation de la politique de l'Eau en France - Rapport complet (465,95 ko)
  • Indice Eau douce et Zones humides 2003 > Résumé des résultats en France - Fiche (138,01 ko)
  • Indice Eau douce et Zones humides 2003 > Résultats sur le bassin Léguer - Fiche (103,73 ko)
  • Water and Wetland index 2003 > Evaluation de la politique de l'eau en Europe - Rapport en anglais (445,71 ko)
  • Evaluation de la politique de l'eau en Europe - Rapport en francais (887,18 ko)
  • Economisions l'or bleu (228,17 ko)

POUR EN SAVOIR +