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"Caillou vert" le blog de WWF - Nouvelle Calédonie

UNESCO : le WWF applaudit et se réjouit de l’inscription des lagons Calédoniens au patrimoine mondiale de l’humanité – une démarche auquel il participe activement depuis plusieurs années.

PandAmazonie, le blog WWF - Guyane

Bon anniversaire au bureau de Guyane ! Voilà 10 ans que l'équipe Guyane mène son action avec acharnement et ferveur.

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OUTRE MER

UNE PLATE-FORME D’EXPERTS POUR SAUVEGARDER L'OUTRE-MER FRANÇAIS

LE CONSTAT

Forte de son rayonnement dans les trois océans de la planète, la France doit sa richesse à la diversité de la nature et des populations qui composent les collectivités d'Outre-Mer.

A titre d’exemple, ces régions françaises abritent 26 fois plus de plantes et 60 fois plus d’oiseaux endémiques que la métropole [1]. En effet, on y retrouve 4 points chauds mondiaux de biodiversité (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, îles Mascareignes et Caraïbes) ainsi que l’un des derniers blocs forestiers tropicaux encore relativement préservé (Guyane française). Par ailleurs, l’outre-mer français rassemble 9 écorégions classées prioritaires pour l'action par le WWF [2] .

Avec 10% des récifs coralliens de la planète et des espèces végétales et animales uniques au monde, les collectivités françaises d’outre-mer disposent d’un patrimoine naturel exceptionnel mais fragile. Menacé par les pollutions, la transformation en terre agricole, la surexploitation des ressources animales, ce patrimoine disparaît progressivement, compromettant les chances de voir naître un développement fondé sur la préservation et l’utilisation durable de ce capital. D’autant que les gestionnaires de cette richesse patrimoniale se heurtent à des obstacles supplémentaires tels que l’éloignement, la difficulté d'accès, l’absence de communication avec les usagers, le braconnage, l’orpaillage...

[1] Biodiversité et conservation dans les collectivités françaises d’Outre-mer, O.Gargominy ( Dir°), UICN France, Paris, 2003.

[2] Sauvegarde du patrimoine d’outre-mer, WWF France, Paris, 2008

DES SOLUTIONS

« Tisser un réseau d’experts pour répondre à la demande d’appui des organismes gestionnaires des espaces naturels ultramarins »

Mettre en œuvre un réseau d’informations, d’échanges, de formations et de coopération :

· au niveau local, sur au moins deux sites pilotes (la Guyane et la zone Pacifique)

· au niveau transversal avec le développement d'outils accessibles à tous

Objectif global : Appuyer les acteurs
L’objectif global auquel TE ME UM contribue est l’appui à la protection et la gestion durable des espaces naturels de l'outre-mer français, deux volets essentiel du développement de l’outre-mer français qui abrite une biodiversité d’enjeu mondial.

Objectif spécifique : Renforcer et rapprocher
L’objectif spécifique de TE ME UM est de renforcer les capacités des gestionnaires d’aires protégées d’outre-mer, localement au niveau de chaque collectivité mais aussi régionalement via une mise en réseau pour faciliter les échanges.

1) Renforcer les capacités humaines de gestion d'espaces naturels
Actions :
a. Organiser des stages de formation dans les départements, collectivités et pays d’outre-mer
b. Renforcer les filières locales de formation spécialisées en gestion de la nature
c. Des échanges d’expériences et des évènements fédérateurs sont organisés

2) Faciliter les recherches des financements diversifiés
Actions :
a. Editer un guide des financements publics adapté au contexte R.U.P. et P.T.O.M.
b. Organiser des formations en ingénierie de projet axés sur la gestion administrative et financière des différentes subventions
c. Editer un recueil d’expériences d’activités génératrices d’autofinancement
d. Organiser des formations sur la recherche de partenariats privés

3) Favoriser et appuyer l’intégration territoriale et la reconnaissance des espaces naturels
Actions :
a. Editer un recueil d’expériences sur la valorisation socio-économique des espaces naturels
b. Organiser des journées des espaces naturels pour une meilleures connaissance de leur missions et de leur utilité.

4) Développer les échanges et la coopération éco-régionales
Actions :
a. Créer un annuaire par éco-région des réseaux et structures liés à la gestion des milieux naturels
b. Organiser des formations axées sur la mise en place de projets de coopération
c. Organiser des formations linguistiques en accompagnement de projets de coopération

TE ME UM est une initiative lancée en 2006 pour répondre à la demande récurrente d’appui des organismes gestionnaires des espaces naturels ultramarins.

Ce projet de réseau d’informations, d’échanges, de formations et de coopération est désormais engagé, selon une démarche ouverte et partenariale au service des gestionnaires d’espaces naturels.

Présent en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, aux Antilles et dans l’Océan Indien, le WWF-France organise son action autour de cinq grands axes :

• conserver d’urgence la diversité biologique des forêts, des océans et des côtes, des écosystèmes d’eau douce, en priorité dans les 10 sites d’outre-mer considérés comme les plus riches et les plus fragiles

• sensibiliser les habitants ultramarins et métropolitains au patrimoine naturel exceptionnel de l’outre-mer

• soutenir les efforts et accroître les compétences locales dans les domaines de la gestion de la biodiversité et du développement durable

• inciter à l’adoption de politiques respectueuses de l’environnement

• promouvoir la mise en place de mécanismes de financement durable

Une démarche partenariale

Le WWF travaille avec des partenaires de divers horizons :

• collectivités territoriales et les services de l’Etat ;

• organismes de recherche scientifique d’envergure nationale et internationale tels que l’Institut de recherche pour le développement (IRD) ou le Centre national de recherche scientifique (CNRS)…;

• experts internationaux ;

• associations locales, nationales et internationales de protection de la nature ;

• entreprises privées implantées dans les régions d’outre-mer ;

• communautés culturelles locales ;

• plus largement, les habitants de ces régions.

L'ACTION DU WWF

Face à ce constat préoccupant que partagent la majorité des acteurs de la préservation de la biodiversité et suite à une demande des gestionnaires locaux, un état des lieux a été dressé afin de répertorier les besoins.

C'est ainsi qu'en 2006-2007, une enquête de préfiguration d'un réseau d'appui à l'échelle de l'outre-mer a été menée. Une synthèse a ensuite été présentée aux acteurs locaux et le document révisé a constitué les bases d'un projet. Les conclusions de cette analyse établissent quatre grands axes pour répondre aux besoins locaux :

Comité de pilotage

C'est dans une volonté commune d'agir pour l'outre mer que la plupart des réseaux impliqués dans la gestion des espaces naturels et les grandes ONG françaises ont décidé d'élargir le comité de pilotage qui rassemble aujourd'hui dix structures : Réserves naturelles de France (RNF), le World Wild Fund for nature (WWF), le comité français de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), la Fondation Nicolas Hulot (FNH), l'Atelier Technique des Espaces Naturels (ATEN), la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), l'Office National des Forêts (ONF), le Conservatoire du littoral (Cdl), Parcs Nationaux de France (PNF), et la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France (FPNRF)

En outre, le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire (MEEDDAT) ainsi que le ministère de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales (MIOMCT) participent au comité de pilotage et suivent l'évolution de cette initiative.

Zone concernée

Afin de soutenir l'ensemble des gestionnaires ultra-marins français, ce projet concerne tous les acteurs impliqués dans la gestion d'espaces naturels de l'outre-mer : Guyane, Martinique, Guadeloupe, Réunion et Mayotte, Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Wallis et Futuna, Polynésie française, Nouvelle Calédonie, Clipperton et Terres australes et antarctiques françaises.

But poursuivi et actions à venir

Le but recherché est de lancer, à travers les 4 principaux axes décrits précédemment, une dynamique de mise en réseau, d'information et de formation, propre à l'outre-mer et commune aux grands réseaux d'espaces naturels français.

En 2009, un financement conséquent du MEEDDAT est alloué au projet afin de tester sa mise en oeuvre principalement sur deux sites : la Guyane et la zone Pacifique. De plus, il s'avère nécessaire de définir et de mobiliser le meilleur outil financier propre à assurer un (co-)financement pérenne de ce projet d’appui aux gestionnaires.

Pour 2009, il s'agit donc de :

1.faire évoluer le projet avec les partenaires techniques et institutionnels locaux en précisant et traduisant localement en actions les objectifs identifiés tout en trouvant la juste articulation avec les autres initiatives de mise en réseau locales (forum des AMP, IFRECOR, NetBIOME...)

2.mettre en oeuvre des actions concrètes et adapter le projet au regard des résultats atteints

3.trouver des (co-)financements

Pour plus d'information, n'hésitez pas à visiter notre site Internet ( http://outremer.espaces-naturels.fr ) ou à nous contacter.

POUR EN SAVOIR +