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15. juin 2026 — Communiqué de presse

À VivaTech, le WWF France appelle à mettre la technologie au service du vivant

À l’occasion de sa première participation à VivaTech, le WWF France publie une analyse inédite de plus d’une centaine d’innovations dédiées à la biodiversité et présente ses propositions pour replacer la technologie au service du vivant. Face à l’accélération de l’érosion de la biodiversité, l’enjeu n’est plus d’innover davantage, mais de choisir les innovations réellement utiles à la conservation.

Présent cette année à VivaTech, le WWF France souhaite ouvrir le dialogue avec l’écosystème de l’innovation sur une question essentielle : comment faire de la technologie un levier efficace au service de la biodiversité ?
Face à l’effondrement du vivant et à l’accélération des risques climatiques, les technologies – intelligence artificielle, télédétection, ADN environnemental, bioacoustique ou encore science participative – suscitent de nombreuses attentes. Pourtant, pour le WWF France, le principal défi n’est pas technologique. Il réside dans la capacité à démontrer l’impact réel de ces solutions sur les écosystèmes.

©Viva Technology 2025

Le principal enseignement d’analyse de plus d’une centaine d’innovations mobilisées dans le domaine de la conservation par le WWF et CEMS est sans appel : le goulot d’étranglement n’est pas le manque d’outils, mais l’absence de preuves robustes de leur efficacité écologique. Trop de solutions restent à l’état de promesse ou d’expérimentation, sans évaluation rigoureuse de leurs effets sur le vivant. À l'inverse, lorsque leur impact est démontré, elles peinent souvent à franchir l'étape du passage à l'échelle faute de financements, de modèles de gouvernance adaptés ou de capacités de déploiement suffisantes.

Dans un contexte marqué par l’artificialisation des sols, la fragmentation des habitats, la surexploitation des ressources et le dérèglement climatique, le WWF France appelle à un changement de paradigme. L’innovation ne doit plus être évaluée à l’aune de sa sophistication technologique, mais de sa capacité à produire des résultats mesurables, reproductibles et utiles à la préservation de la biodiversité. Elle doit également démontrer sa capacité à être déployée à grande échelle afin de répondre à l’ampleur des défis écologiques. La crédibilité doit devenir le nouveau standard de l’innovation environnementale. 

Pour y parvenir, le WWF France propose aux entreprises et aux acteurs de la tech quatre axes d’engagement prioritaires :

Loup caché dans la forêt / derrière le feuillage

Investir dans la preuve, en finançant des projets pilotes rigoureusement évalués et des protocoles de mesure d’impact robustes.
 

Panthère des neiges guettant sa proie

Investir dans les conditions d’usage, en accompagnant les déploiements sur le terrain, la formation des utilisateurs et l’intégration des outils dans les processus de décision.
 

Portrait serré d'un panda géant adulte

Investir dans la gouvernance, en garantissant transparence, interopérabilité, auditabilité et vigilance sur les externalités environnementales et sociales.
 

Deux ours polaires en train de jouer pour se battre

Investir dans le passage à l’échelle, en accompagnant les solutions dont l’impact a été démontré afin qu’elles puissent être déployées plus largement, au bénéfice des territoires, des écosystèmes et des acteurs de terrain.

À VivaTech, le WWF France mettra également en lumière sur son stand à l'Impact Village (Hall 7.2) plusieurs initiatives concrètes illustrant le potentiel de la technologie lorsqu’elle est intégrée à des stratégies de conservation cohérentes.

À VivaTech, le WWF France mettra également en lumière sur son stand à l'Impact Village (Hall 7.2) plusieurs initiatives concrètes illustrant le potentiel de la technologie lorsqu’elle est intégrée à des stratégies de conservation cohérentes : agriculture régénérative, bioacoustique appliquée à la surveillance des forêts, suivi des cétacés en Méditerranée pour son programme Stop collision ou encore analyse automatisée d’images de faune pour les espèces protégées de Brenne. 
Ces exemples démontrent que l’impact ne dépend pas uniquement de la performance technologique, mais de son inscription dans des chaînes d’action capables de produire des résultats tangibles pour le vivant.

Tortue caouanne (Caretta caretta) qui nage en plein Océan Atlantique (Caroline du Nord, Etats-Unis)

Ensemble, agissons

Pour mieux répondre à l'urgence écologique, le WWF France œuvre à la préservation des écosystèmes marins.

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