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Le WWF dévoile le rapport Planète Vivante 2026

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Rapport - Planète Vivante 2026
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Rapport - Planète Vivante 2026
Rapport - Planète Vivante 2026
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Actualité

Rapport Planète Vivante 2026

À l’occasion de la diffusion mondiale du Rapport Planète Vivante 2026, le WWF alerte sur la dégradation de la nature à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité. En effet, la taille moyenne des populations d’animaux vertébrés sauvages a chuté de 73 %.

Cependant, le rapport montre également que, lorsque des objectifs clairs, des trajectoires crédibles, une capacité d’agir et une mobilisation collective sont réunis, des changements majeurs peuvent se produire. Le WWF appelle ainsi à faire passer l’espoir de la conservation à la transformation : il ne s’agit plus seulement de protéger ce qui peut l’être, mais de transformer les systèmes qui alimentent la perte de biodiversité.  

La biodiversité, une richesse indispensable à nos sociétés

La biodiversité est au fondement de nos sociétés. Elle contribue à notre alimentation, à notre accès à l’eau, à notre santé, à la régulation du climat et à la résilience de nos économies.
Environ la moitié du PIB mondial, soit quelque 58 000 milliards de dollars en 2023, provient d’activités qui dépendent d’une manière ou d’une autre de la nature.
Lorsque la biodiversité se dégrade, ce sont donc les fondations mêmes de notre économie et de notre bien-être qui deviennent plus fragiles. 

73 %

Une baisse moyenne de 73 % entre 1970 et 2022 des populations de vertébrés sauvages

Un déclin mondial qui se poursuit, mais qui n’est pas une fatalité

L’Indice Planète Vivante, qui mesure l’évolution de la taille des populations de vertébrés sauvages suivies dans le temps, fait état d’une baisse moyenne de 73 % entre 1970 et 2022. Les différents indicateurs scientifiques étudiés dans le rapport convergent vers un même constat : la biodiversité mondiale continue de se dégrader et les espèces disparaissent aujourd’hui à un rythme au moins 100 fois supérieur au taux d’extinction naturel d’avant l’apparition de l’être humain.

Des succès qui montrent que la conservation fonctionne

Cette moyenne mondiale ne doit pas masquer des signaux essentiels : environ la moitié des populations suivies par l’Indice Planète Vivante sont stables ou en augmentation. Ces réussites spectaculaires montrent ce qu’une action déterminée peut accomplir. Ainsi, la population de tigres sauvages est passée d’environ 3 200 individus en 2010 à environ 5 700 en 2025. En 2025, la tortue verte est devenue la première tortue marine à passer de la catégorie « En danger » à « Préoccupation mineure », après 50 années d’efforts de conservation.

Ces dynamiques positives existent également en France. Après avoir quasiment disparu d’Europe occidentale, la cigogne noire recolonise progressivement le territoire, avec aujourd’hui 70 à 90 couples reproducteurs. La loutre d’Europe, autrefois proche de l’extinction en France, a vu sa surface de présence progresser de près de 40 % entre 2009 et 2023.

Ces réussites ont un point commun : elles sont le résultat d’un engagement collectif dans la durée. Tel que défini dans le Rapport Planète Vivante, l’espoir repose sur quatre conditions : un objectif clair, une trajectoire crédible, une capacité d’agir et la résilience nécessaire pour persévérer.

  • Tigre du Bengale (Panthera tigris), portrait. Parc national de Ranthambore, Inde. Photo © Phillip Ross/Felis Images.
  • Une tortue verte (Chelonia mydas) nageant vers la surface, Bunaken, Sulawesi, Indonésie.

La conservation est au cœur de l’action du WWF, et nous savons désormais que le déclin de la nature n’est pas une fatalité. La conservation fonctionne lorsqu’on s’en donne les moyens, mais elle ne peut pas inverser les effets de systèmes économiques qui continuent de dégrader les écosystèmes. Le défi politique est maintenant de changer d’échelle : transformer nos modèles pour que les solutions favorables à la nature deviennent la norme

Véronique Andrieux

Changer d’échelle pour transformer les systèmes qui dégradent la nature

Le rapport identifie trois systèmes prioritaires à transformer : l’énergie, l’alimentation et la finance. La transition énergétique montre déjà qu’un changement d’échelle est possible : selon le rapport, elle a franchi un point de bascule positif et se trouve désormais dans une phase d’accélération. Les systèmes alimentaires et financiers restent, eux, dans une phase d’amorçage.

L’enjeu est désormais de créer les conditions pour que les solutions favorables à la nature changent d’échelle et deviennent la norme. Cela passe notamment, dans l’alimentation, par des modes de production plus favorables à la nature, une alimentation saine et durable et la réduction des pertes et du gaspillage. Dans la finance, il s’agit de mettre fin au financement des activités néfastes à la nature, d’intégrer les risques liés à la nature dans les décisions financières et de réorienter les capitaux vers des activités durables.

7 300 milliards

En 2023, 7 300 milliards de dollars ont été consacrés à des activités nuisibles à la nature, contre seulement 220 milliards à sa protection ou sa restauration.

Aidez-nous à protéger le vivant

Grâce à votre soutien, nous avons déjà contribué au retour de nombreuses espèces. Ensemble, nous pouvons remporter d’autres victoires pour la nature.

Trois leviers pour accélérer la transformation en France

En France, le WWF identifie trois leviers prioritaires pour accélérer cette transformation :

  • Agriculture : faire de la future PAC un levier de résilience, en réorientant les près de 9 milliards d’euros de soutiens annuels vers des pratiques qui préservent l’eau, les sols et la biodiversité, et en appliquant progressivement le principe pollueur-payeur.
  • Énergie : accélérer la sortie des énergies fossiles, en réduisant les consommations, en accélérant l’électrification des usages et en développant les énergies renouvelables dans le respect de la nature et des territoires.
  • Finance : arrêter de financer la destruction de la nature, en réorientant les financements publics et privés vers les activités durables et en conditionnant davantage les soutiens publics à des engagements environnementaux.

Passer de la réparation à la transformation

Le monde s’est engagé, avec le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, à enrayer et inverser la perte de biodiversité d’ici 2030. Les solutions et les leviers d’action sont connus, mais le temps manque. L’objectif est désormais de passer de la réparation à la transformation : faire en sorte que les activités favorables à la nature deviennent progressivement la norme, plutôt que de continuer à financer celles qui la dégradent.

Pour aller plus loin

  • Synthèse

    Synthèse Rapport Planète Vivante

    PDF | 43.18 MB
    07.10.2026
  • Rapport

    Rapport Planète Vivante

    PDF | 9.92 MB
    06.10.2026