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Situé au large des côtes Sud de l'Afrique, 
continent duquel il s’est détaché il y a 165 millions d’années, 
Madagascar est l'un des plus grands États insulaires au monde où s’épanouissent une faune et une flore uniques depuis des millénaires. 
 

Madagascar : Une biodiversité à couper le souffle

L'isolement biogéographique de l’île et la variété des climats et reliefs ont favorisé le développement de plusieurs espèces singulières. Les forêts tropicales humides (à l’Est du pays) et sèches (au Sud et à l’Ouest) sont sans aucun doute l’un des espaces les plus riches de la planète en termes de biodiversité.

L’île concentre 294 espèces d’oiseaux dont 107 sont endémiques et 247 espèces d’amphibiens dont 245 sont endémiques.

Madagascar : île aux merveilles et biodiversité unique

Ses gigantesques baobabs, ses primates exceptionnels - comme les lémuriens - ou son patrimoine culturel riche font de Madagascar une île insolite. Traversé par le tropique du Capricorne, ce territoire est un mélange d’influences africaines, indiennes et extrême-orientales qui propose des paysages variés et somptueux et une diversité biologique exceptionnelle, reconnue mondialement.

587 040 km²

Avec une superficie de 587 040 km² (légèrement plus importante que celle de la France), Madagascar est la cinquième plus grande île au monde après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et l'île de Bornéo.

Caractéristiques
  • Localisation

    L'île de Madagascar est située dans l'Océan Indien, à 400 km à l'Est des côtes africaines dont elle est séparée par le canal du Mozambique

  • Superficie

    587 040 km²

  • Climat

    Le climat de Madagascar est tropical. Froid et sec en hiver, chaud et humide en été

  • Espèces présentes

    Lémurien, poissons, insectes, tortue verte, grenouille, caméléon, crocodile, serpents, lézard, rongeurs, mangouste, zébu

Allée des Baobabs près de Morondava (Madagascar)
Hotspot de biodiversité

Madagascar abrite plus de 250 000 espèces dont 70 % sont endémiques. Par exemple, on trouve sept espèces de baobabs sur l’île, contre une seule et unique sur le continent africain.

Le saviez-vous ?

Le nom donné aux lémuriens provient du latin « Lemures », qui signifie « esprits de la nuit » ou « fantômes ». Sur les 50 espèces présentes à Madagascar, 10 sont en danger critique d’extinction, 7 sont menacées et 19 sont considérées comme vulnérables.

Mont Maromokotro

La plus haute montagne de l’île se situe dans le massif du Tsaratanana et culmine à 2 876 mètres d'altitude. Selon la croyance populaire, la mort emporte l’âme des défunts dans la montagne où errent les esprits de plusieurs générations de malgaches.

Menaces

Trafic d’espèces sauvages

De par leur caractère endémique, les espèces sauvages malgaches sont très prisées sur les marchés étrangers. Le bois de rose, dur et prestigieux, est très demandé sur les marchés asiatiques, ce qui alimentent le trafic. Les tortues terrestres, les requins (pour leurs ailerons), les concombres de mer et les hippocampes, sont également exposés à ce commerce illégal. Tous les paysages terrestres et marins prioritaires sont touchés, et en particulier le plateau Mahafaly pour la tortue étoilée, une tortue terrestre.

À Madagascar, le trafic des tortues terrestres dont la tortue étoilée vide les paysages et menace des espèces uniques au monde.

Un groupe de bénévoles mesure et bague une tortue verte (Chelonia mydas) sur la plage avant de la relâcher en mer.
Un patrimoine naturel en détresse

Tavy ou agriculture sur brûlis

Chaque année, un tiers du territoire malgache brûle. Les incendies allumés pour le défrichage et les pâturages s'étendent sur les zones sauvages adjacentes. Cette pratique constitue la principale menace pour les forêts et cause de nombreuses répercussions négatives sur l’environnement, comme l’érosion et l'épuisement des ressources en eau. L’agriculture sur brûlis touche essentiellement le plateau Mahafaly et les forêts du Nord.

Les rizières issues du tavy naissent sur des terres brûlées, où la forêt cède la place à des cultures éphémères qui fragilisent durablement les sols et les écosystèmes.

Rizières issues du tavy (culture sur brûlis) à Ambodihasina, village voisin du corridor forestier de Betaolana, dans le nord de Madagascar.
Menaces

Exploitation forestière illégale

La valeur élevée des feuillus malgaches (principalement l'ébène et le bois de rose, qui peut coûter jusqu’à 2 000 dollars la tonne sur les marchés internationaux) fait de l'exploitation illégale un réel problème dans certaines zones protégées. C’est le cas dans les forêts tropicales de l’Est de Madagascar, et tout particulièrement dans la péninsule de Masoala. En 2013, l'inscription du bois de rose malgache et de l'ébène à l'annexe II de la CITES a permis de réduire le commerce illicite sans pour autant l’enrayer. Les hautes terres du Nord représentent le paysage le plus menacé par ce trafic.

Le trafic d’ébène et de bois de rose menace les forêts de l’Est et du Nord.

Menaces

Exploitation minière artisanale et industrielle

Si l'exploitation minière artisanale est illégale et se fait dans des zones protégées, ce sont les activités industrielles (minière, gazière, pétrolière) qui ont les impacts socio-économiques et environnementaux les plus significatifs. Par exemple, une grande partie des côtes malgaches du canal du Mozambique, dans lequel se trouvent des aires protégées (AP), des zones de pêche communautaire, des mangroves et des récifs coralliens, a été louée à des fins de prospection pétrolière.

Entre mines, gaz et pétrole, les prospections industrielles gagnent les côtes et menacent mangroves, récifs et zones de pêche.

Menaces

Consommation de bois

Les analyses démontrent que la consommation de bois augmente parallèlement à la croissance démographique alors même que la production durable a tendance à diminuer. Dans les zones rurales, on estime que seuls 5 % de la population a accès à l'électricité. Le développement local s’en trouve fortement lésé et précipite la dégradation des forêts causée par l’exploitation du charbon de bois tout en maintenant le haut niveau de dépendance à l’égard des ressources forestières.

Faute d’électricité, la consommation de bois explose et accélère la dégradation des forêts malgaches.

Que fait le WWF à Madagascar ?

Présent à Madagascar depuis 1963, le WWF s’efforce de préserver l’exceptionnelle biodiversité du pays tout en gérant le capital naturel de manière durable au profit de l’environnement mais aussi des communautés locales qui en dépendent pour leur survie.

Le WWF agit en étroite collaboration avec les autorités du pays et les communautés locales. Pour mettre en œuvre sa vision (une biodiversité préservée et des ressources naturelles mieux gérées pour un développement soutenable du territoire au profit de tous), le WWF s’appuie sur les populations et les intègre dans les stratégies de conservation.

Il mène un programme de protection de la nature et de l’environnement centré sur plusieurs actions parmi lesquelles le développement communautaire de l’énergie solaire, l’équipement technique des foyers, la promotion d’un réseau de femmes ingénieures en énergie solaire, la création d’aires protégées, la préservation des mangroves de la Manambolo, l’instauration de filières « poissons » et « crabes » durables et génératrices de revenus etc.

Toutes ces mesures permettent d’atténuer les pressions exercées sur les ressources forestières et marines et contribuent à une meilleure protection des espèces animales et végétales qui y vivent.

Éclairer les communautés locales

400

84% des Malgaches ont des problèmes d’accès à l’électricité. Or, l’accès à l’énergie des populations est indispensable pour limiter la déforestation, c’est pourquoi le WWF vise l’équipement de 400 foyers en énergie solaire.

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Dans l'épisode Les femmes solaires de Madagascar de notre podcast l'Effet Panda, découvrez l'histoire de ces femmes qui ont décidé d'apporter la lumière à leurs villages malgaches.

Pour aller plus loin

  • Rapport

    Relancer l'économie de l'Océan Indien Occidental
    Ce rapport illustre l’importance des « actifs » marins pour les économies de la région et leurs populations.

    PDF | 2.29 MB
    26.02.2026

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