Coraux et poissons dans la réserve marine de Hol Chan à Bélize
Protégeons l’un des récifs les plus menacés

Face aux menaces de construction sur les côtes et de forage pétrolier sous-marin, le WWF soutient les recommandations du Comité du Patrimoine mondial et appelle le Belize à inscrire dans la loi son engagement d’y interdire l’exploration pétrolière.

Belize, un récif riche et indispensable

La Belize Coalition to Save our Natural Heritage, dont le WWF fait partie, a travaillé pour la protection du récif corallien de Belize face aux menaces de construction sur les côtes et de forage pétrolier sous-marin. En décembre 2017, grâce à la mobilisation de plus de 450 000 personnes, le gouvernement du Belize a inscrit dans sa législation un moratoire permanent qui suspend toute activité d’exploration pétrolière dans ses eaux. Inscrit au patrimoine mondial, le réseau de réserves du récif de la barrière de Belize compte sept zones protégées et appartient à la plus longue barrière de corail du continent américain. Très diversifié, l’écosystème marin accueille près de 1 400 espèces de flore et de faune, dont au moins 17 sont menacées. Plus de la moitié de la population du Belize, soit 190 000 habitants, vit du tourisme et de la pêche. Le poids économique du tourisme, de la pêche et de la recherche scientifique autour du récif est estimé à environ 15% du produit intérieur brut de Belize. Récifs coralliens et mangroves constituent également une protection côtière pour 40% des Beliziens.

Un patrimoine en danger

Le changement climatique vient aujourd’hui s’ajouter à la pression exercée par les activités industrielles.

Depuis plusieurs années, le récif se détériore sous l’effet cumulé des activités industrielles néfastes et du changement climatique. Les scientifiques estiment que, depuis 1998, 40 % du récif a subi les effets préjudiciables de la surpêche, des ruissellements agricoles et des activités non-soutenables de construction côtière. L’avenir du récif et de ses ressources est également compromis par l’exploration pétrolière en mer. Ainsi, depuis 2009, le réseau de réserves du récif de la barrière du Belize a été ajouté à la liste du Patrimoine mondial en péril.

Coraux du Parc national du Laughing Bird Caye à Belize

Le tourisme au secours du récif

Un tourisme soutenable sur le récif pourrait constituer un puissant facteur de développement économique pour le Belize à condition que le pays conserve son attractivité touristique à l’échelle internationale grâce à un écosystème marin préservé. 

L’annonce du gouvernement du Bélize est une très bonne nouvelle. C’est la première fois qu’un pays en voie de développement prend une décision aussi importante pour protéger ses eaux océaniques de l’exploration et de l’extraction pétrolière, mais leurs efforts ne doivent pas s'arrêter là ; les dernières mesures nécessaire à la protection pérenne du récif corallien du Bélize doivent être prises. Le combat continue.

En optant pour une trajectoire de développement axée sur le tourisme soutenable, il se donnera les moyens d’assurer la prospérité du récif à long terme. Ce faisant, le site continuerait à la fois à faire vivre les pêcheurs, à offrir une protection côtière et à procurer des revenus aux générations actuelles et futures. Ce choix décisif faciliterait de surcroît le retrait du Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize de la Liste du patrimoine mondial en péril.

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Pêcheur sortant de l'eau une caisse à homard sur le bateau Miss Danika, Honduras
Pélican en train de voler au dessus de Laughing Bird Caye, AMP à Bélize
Coraux dans les eaux de Laughing Bird Caye, AMP de Bélize
Vue aérienne des mangroves au Belize