27. mai 2017 — Communiqué de presse

G7 : premier test climatique pour Emmanuel Macron

Le G7 qui se tiendra en Italie du 26 au 27 mai 2017 constitue la première occasion pour Emmanuel Macron, président de la République, d'asseoir le leadership de la France en matière de lutte contre le changement climatique sur la scène européenne et internationale.

Panneaux solaires du parc photovoltaïque des Mées, France

Emmanuel Macron s’est engagé à plusieurs reprises à poursuivre les efforts de la France en matière de transition énergétique. L’Accord de Paris a d’ailleurs été au cœur des premiers échanges diplomatiques avec les présidents Donald Trump et Xi Jinping ou encore le président du Conseil européen Paolo Gentiloni.

Le WWF France appelle Emmanuel Macron à se saisir de ce premier grand rendez-vous international pour honorer ses engagements et positionner la France comme un acteur incontournable de la lutte mondiale contre le changement climatique.

« Le temps où les Etats-Unis pouvaient dicter le tempo de l’action climatique est révolu. 42 pays ont ratifié l’Accord de Paris depuis l’élection de Donald Trump et une cinquantaine ont déjà annoncé qu’ils iraient au-delà des engagements pris à la COP21. Les émissions de CO2 liées à la consommation énergétique ont stagné pour la 3ème année consécutive. Emmanuel Macron doit saisir l’opportunité du G7 pour se positionner comme un leader de cette action climatique mondiale notamment en réaffirmant comme président de la République l’annonce faite comme candidat : interdire tout nouveau permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures en France. Pour cela, il devra confirmer l’interdiction qui existe déjà aujourd’hui pour les eaux françaises en Méditerranée et sur la façade Atlantique et l’étendre aux eaux d’Outre-mer et notamment en Guyane. »
Pascal Canfin, directeur général du WWF France

Le WWF attend des membres du G7 qu’ils réaffirment l’engagement de mettre en œuvre l’Accord de Paris et appelle Emmanuel Macron à former une « coalition de l’ambition », avec l’Allemagne et la Chine notamment, pour qu’ils aillent au-delà de cet engagement afin de maintenir la hausse de la température mondiale bien en-dessous de 2°C voire 1,5°C.

Le G7 devra aussi fixer un cap clair vers une économie décarbonée et la fin des soutiens aux énergies fossiles et aboutir à des objectifs ambitieux en termes de financement de l’action climatique et un appui aux pays les plus vulnérables.