23. mars 2015 — Communiqué de presse

La Guyane et la Nouvelle-Calédonie se mobilisent pour la 9e édition d’Earth Hour

Cette année, Earth Hour - le plus grand événement de mobilisation internationale pour la planète organisé par le WWF – mettra l’accent sur la lutte contre le changement climatique. 

A quelques mois de Paris Climat 2015, conférence internationale sur le climat qui aura lieu en décembre, cette 9e édition d’Earth Hour rassemblera citoyens, gouvernements et acteurs économiques autour du climat ce samedi 28 mars 2015 à 20h30 (heure locale).

Les territoires d’Outre-mer tels que la Nouvelle-Calédonie et la Guyane, qui observent déjà les impacts du changement climatique sur leur exceptionnelle biodiversité, participeront à la mobilisation d’Earth Hour.

En Nouvelle-Calédonie, le WWF présente :

  • Un projet ambitieux de restauration forestière de la Haute Dumbéa, premier château d’eau de la Nouvelle-Calédonie, que les citoyens du monde entier peuvent soutenir jusqu’au 23 mars via la plateforme de financement participatif Earth Hour Blue ;
  • Une soirée festive à Nouméa le 28 mars : un village « Solutions Bas Carbone », des projections et des témoignages sur l’empreinte écologique, la participation du public à la réalisation d’un dessin lumineux « Earth Hour », des concerts, du slam, du théâtre de rue et une chorale des enfants des maisons de quartier de Nouméa !
  • D’autres collectivités telles que les communes de Farino et du Mont-Dore, ainsi que la province Sud, plongeront dans le noir leurs bâtiments publics.
  • Un projet de plantation de 500 arbres endémiques au Parc Forestier de Nouméa dans le cadre de la Climate Week du 23 au 27 mars.

En Guyane, le WWF et ses partenaires permettront à trois projets originaux de voir le jour :

  • L’extinction de la réplique de la fusée Ariane : pour faire écho à l’extinction de la Tour Eiffel à Paris le même jour, le Centre Spatial Guyanais à Kourou éteindra la réplique de la fusée Ariane ;
  • L’inauguration du premier « sentier carbone » d’Europe et d’Amérique du Sud le 23 mars au sein de la Réserve Naturelle Régionale de Trésor, partenaire du WWF depuis plusieurs années. Ce sentier illustre l’importance de la conservation de la forêt amazonienne qui représente un stock de carbone majeur et qui, en Guyane, constitue l’un des plus gros blocs de forêt tropicale quasiment intacte au monde ;
  • La « zumba du climat », qui sera accueillie par la ville de Cayenne le 28 mars, l’extinction lumineuse de la Place des Palmistes à 20h30 pendant une heure, ainsi que celle d’autres bâtiments à Matoury et Kourou.

Les impacts du changement climatique en Outre-mer

Les territoires d’Outre-mer concentrent 80% de la biodiversité française et observent déjà les impacts du changement climatique :

  • Des espèces déjà extrêmement vulnérables pourraient être menacées d’extinction : le Programme des Nations Unies pour l'Environnement estime que 80% des récifs coralliens pourraient mourir en quelques décennies, sous l’effet combiné de la hausse des températures et de l’acidification des océans ;
  • Les compositions forestières sont amenées à se transformer du fait de l’augmentation du manque d'eau. En Guyane, par exemple, une augmentation des températures provoquerait des épisodes de sécheresse prolongés et fragiliserait fortement l’un des derniers blocs de forêt tropicale quasiment intacte au monde, en d’autres termes, le poumon de la planète. En Nouvelle-Calédonie, des forêts à la biodiversité unique au monde pourraient même disparaître sous l’effet de feux répétés ;
  • La diminution des surfaces forestières intertropicales augmente aussi les risques d’inondation en période cyclonique, car sans l’aide des arbres, les eaux de pluie ne s’infiltrent plus dans le sol.
  • L’élévation du niveau de la mer, qui constitue l’une des principales menaces pour les mangroves, pourrait conduire à la disparition d’îles basses comme en Polynésie française, voire même de pays entiers, comme Kiribati et Tuvalu dans le Pacifique.