24. septembre 2015 — Communiqué de presse

Le WWF France appelle les entreprises françaises du Global 500 à aligner leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) sur l’objectif de 2°C

Une fois par an, la Climate Week de New York réunit les gouvernements, les entreprises et la société civile afin de construire des actions ambitieuses en matière de lutte contre le changement climatique. Cette année, à seulement neuf semaines de la Conférence Paris Climat 2015, ce rendez-vous revêt un intérêt tout particulier pour ces acteurs qui, tous, ont un rôle à jouer.

A cette occasion, le WWF France appelle les entreprises françaises du Global 500 à engager sans attendre leur transition vers une économie à faible empreinte carbone et durable en alignant leurs objectifs de réductions d’émissions de gaz à effet de serre sur les recommandations des scientifiques du GIEC, pour maintenir la température moyenne mondiale bien en-dessous de 2°C.

C’est l’objectif de l’initiative Science Based Targets, qui à travers sa méthodologie permet de définir des objectifs adaptés par entreprise sur la base des budgets carbones disponibles secteur par secteur – volume total d’émissions possible dans la limite des 2°C – et en prenant en compte d’autres critères comme le périmètre de ses émissions directes et indirectes, sa période d’engagement et son niveau d’ambition.

Même si 55 entreprises du Global 500 ont fait part de leur volonté de s’engager dans l’initiative Science Based Targets depuis l’appel lancé par le WWF, le Carbon Disclosure Project (CDP), le United Nations Global Compact et le World Resources Institute lors du Business & Climate Summit, nombre d’entre elles, parmi les plus émettrices et les plus consommatrices d’énergie, manquent encore à l’appel.

Selon Marie-Christine Korniloff, directrice déléguée au monde économique au WWF France, « Le monde de l’entreprise a bien conscience des enjeux liés au changement climatique. La preuve, 80% des 500 plus grandes entreprises du monde disposent d’objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre ou de gestion de l'énergie. Mais elles sont encore trop peu nombreuses à prendre en compte le seuil des 2°C au-dessus duquel nous ne pourrons éviter les pires impacts du changement climatique. La mobilisation des entreprises, et notamment des entreprises françaises, doit encore prendre de l’ampleur. »