07. novembre 2017 — Communiqué de presse

Sauver le Cerrado, la savane brésilienne

Le 25 octobre, 23 des plus grandes entreprises alimentaires mondiales se sont engagées à mettre fin à la déforestation dans le Cerrado. Leur déclaration s’appuie sur les engagements existants visant à protéger l’Amazonie et d’autres forêts.

Termitière, parc national des Emas

Termitière, parc national des Emas

Il peut être difficile de grandir dans l’ombre d’une grande sœur, et c’est peut-être ce que ressent le Cerrado, la savane brésilienne. Depuis plus de 30 ans, l’Amazonie est l’icône du mouvement de la protection environnementale, et la déforestation dans cette région a considérablement ralenti. Malheureusement, le Cerrado continue de perdre du terrain en raison de l’expansion de la production de bœuf et de soja, mais aussi d’autres matières premières agricoles et infrastructures. En réalité, le Cerrado a perdu bien plus de superficie que l’Amazonie au cours de la dernière décennie.

Heureusement, il reste de l’espoir. Le 25 octobre, 23 des plus grandes entreprises alimentaires mondiales se sont engagées à mettre fin la déforestation dans le Cerrado. Leur déclaration s’appuie sur les engagements existants visant à protéger l’Amazonie et d’autres forêts. Ce nouvel engagement a été inspiré par le Manifeste pour le Cerrado, élaboré conjointement par le WWF et Greenpeace au Brésil, et signé en septembre 2017 par 60 chercheurs brésiliens et organisations sociales et environnementales.

Les études démontrent que la déforestation n’est pas seulement nuisible, elle est aussi inutile. Il y a près de 400 000 km² de terres brésiliennes qui ont déjà été défrichés et qui peuvent être utilisés pour produire du soja. Élever le bétail de façon plus efficace libèrerait des milliers de kilomètres carrés supplémentaires pour répondre à la demande future sans couper un seul arbre.

Comme l’a déclaré Mauricio Voivodic, directeur exécutif du WWF Brésil : « Le Cerrado nourrit des milliards de personnes de Brasilia à Pékin, et, pour continuer à le faire, il a besoin d’habitats intacts, d’une biodiversité riche, de sols fertiles, d’eau douce et d’un climat stable. Nous saluons les entreprises qui approuvent le Manifeste pour le Cerrado car elles envoient un message clair au marché : nous pouvons répondre à la demande future grâce aux surfaces cultivées et aux pâturages dont nous disposons déjà. En fait, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas le faire ».