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13. janvier 2017

Une nouvelle arme au service de la nature

Depuis le 1er janvier, l’Agence française pour la biodiversité est entrée en fonctionnement. La faune et la flore comptent désormais une nouvelle alliée.

La biodiversité décline

En moyenne, les populations des espèces considérées dans l'étude de l'Indice Planète Vivante ont décliné de 58 % entre 1970 et 2012.

L’Indice Planète Vivante, qui mesure la biodiversité à partir du suivi de 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces de vertébrés, affiche une tendance à la baisse persistante. 
En cause, des activités humaines non soutenables d’agriculture, de pêche, et d’extraction minière contribuant à la perte et à la dégradation des habitats, à la surexploitation, au changement climatique et à la pollution.
Si les plantes et les animaux sauvages sont en première ligne, le nombre d’êtres humains victimes de la détérioration de l’environnement va également croissant. Pour que les systèmes vivants continuent à satisfaire nos besoins vitaux (un air respirable, une eau potable ou de la nourriture comestible), encore faut-il qu’ils conservent leur complexité, leur diversité et leur résilience !

Un héron violet (Ardea purpurea) s'occupe de ses petits cachés dans les herbes hautes.

Freiner l’érosion de la biodiversité

Depuis 1961, le WWF mène des actions concrètes pour sauvegarder les milieux naturels et leurs espèces, notamment en luttant contre le braconnage, la destruction des habitats et les conflits avec l'Homme.
Tous les deux ans, le WWF publie son rapport Planète Vivante qui dresse un bilan de l’état de la planète ainsi que des pressions humaines qui pèsent sur la biosphère afin d’alerter sur la nécessité de sauvegarder les espèces.
De façon plus générale, le WWF s’engage dans une nouvelle démarche avec les acteurs économiques pour réorienter les flux financiers, instaurer une gouvernance équitable des ressources, produire mieux et consommer raisonnablement afin de léguer aux prochaines générations une planète vivante.

Création de l’Agence française pour la biodiversité (AFB)

C’est la loi pour la reconquête de la biodiversité, adoptée en août 2016, qui a donné naissance à cette nouvelle agence.

Placée sous la tutelle du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, elle est issue de la fusion de quatre organismes existants – l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l’Atelier technique des espaces naturels, l’Agence des aires marines protégées et les Parcs nationaux de France.
Son mandat ? Renforcer les politiques publiques et mobiliser la société civile dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité. Parmi ses nombreuses missions, on compte la gestion des parcs marins, la fonction de police de l’environnement, l’appui technique aux politiques publiques, la formation des personnels des collectivités ou des acteurs économiques, l’inventaire de la biodiversité ou encore la lutte contre les espèces envahissantes.
 

Victoire pour le WWF, qui a œuvré en ce sens, chacun des cinq bassins écosystémiques ultramarins est représenté au sein de son conseil d’administration. Ce point était fondamental car 80% de la biodiversité marine étant concentrée en Outre-mer, la France a une responsabilité mondiale en matière de protection de la biodiversité. Toutefois, l’AFB dispose d’un budget modeste, ce qui risque fort de limiter son impact…