12. décembre 2017 — Communiqué de presse

L’initiative de fonds d’investissement en faveur de la gestion durable des terres saluée à l’occasion du One Planet Summit

L’initiative « Fonds Land Degradation Neutrality », promue par la Convention des Nations-Unies pour la lutte contre la dégradation des terres (CNULCD) et Mirova (Natixis), est distinguée comme une action concrète et innovante en faveur du climat à l’occasion du One Planet Summit. Cette initiative a reçu le soutien d’investisseurs de premier plan dont la Banque Européenne d’Investissement et l’Agence Française de Développement pour plus 100 millions de dollars sur un objectif de 300 millions de dollars.

Agriculteur examinant la terre, Kasese, Montagnes de Rwenzori (Ouganda)

Lors du One Planet Summit, sommet qui célèbre les deux ans de la signature des Accords de Paris sur le Climat, Jean-Yves Le Drian, Ministre français de l’Europe et des Affaires Etrangères, a salué l’initiative « Fonds Land Degradation Neutrality » qui répond aux enjeux de restauration des terres et contribue ainsi à faire des ambitions de l’Accord Climat de Paris une réalité.

Développée par la CNULCD et Mirova, un affilié de Natixis Investment Managers qui participera au capital de départ du fonds, cette initiative fait partie des solutions identifiées pour changer l’échelle de la finance en faveur de l’action climat par l’engagement public et son effet de levier sur les investissements privés.

Jusque-là peu exploitée, la restauration des terres dégradées représente pourtant un enjeu majeur en matière de réduction des gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques.

En mettant la terre au coeur de son action climat, l’initiative « Fonds Land Degradation Neutrality » répond parfaitement aux trois objectifs du sommet :

  1. Agir concrètement et collectivement : Fruit d’un effort conjoint pour mettre la finance au service de l’action climat, l’objectif est de financer efficacement et apporter l’assistance technique nécessaire à la diffusion et au passage à l’échelle de pratiques éprouvées et financièrement viables de gestion durable des terres.
  2. Innover : Il s’agira du premier véhicule d’investissement dédié à l’atteinte d’un des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et structuré de sorte à utiliser au mieux les financements publics pour mobiliser davantage de capitaux privés. Une approche qui pourra être répliquée pour répondre aux besoins massifs de la finance climat.
  3. Être solidaire : Le changement climatique est une problématique mondiale qui affecte de façon inégale les populations exposées, notamment les exploitants agricoles et forestiers. En agissant à l’échelle de la planète, cette initiative devrait permettre la mise à disposition de solutions de financement flexibles, en particulier là où le financement bancaire traditionnel n’est pas disponible.

Les engagements totaux s’élèvent à plus de 100 millions de dollars, sur un objectif 300 millions.

Soutien de la première heure de l’initiative, depuis la phase de conception jusqu’à la structuration du fonds, la Banque Européenne d’Investissement a été rejointe par l’Agence Française de Développement pour jouer le rôle d’investisseurs de référence. D’autres institutionnels comme Fondaction, le premier investisseur nord-américain, Fondation de France, BNP Paribas Cardif et Garance se sont mobilisés à leur tour. L’initiative peut également compter sur l’implication de partenaires de première perte, tels que le Gouvernement du Luxembourg, la Banque Interaméricaine de Développement et le Global Environnement Facility.

Monique Barbut, Secrétaire générale de la CNULCD, déclare : « Le secteur public doit faire preuve de courage et d’inventivité pour favoriser une révolution en matière de développement et d’entreprenariat susceptible de venir à bout des défis nombreux et complexes qui se présentent à nous – changements climatiques, baisse de productivité des sols, manque d’emplois, migrations forcées, sécheresses, inondations et tant d’autres encore. Dès lors, il nous faut concevoir la terre différemment, comme un actif, pour élargir notre horizon. Les solutions et opportunités nous semblent être infinies. » 

« Mettre en oeuvre de tels schémas publics privés représente à la fois un défi, de par la dimension pionnière de la démarche et l’enjeu de coordination, mais également une richesse, à travers les échanges de connaissance et de savoir-faire. Mirova, en tant que société de gestion dédiée à l’investissement responsable, est déterminée à soutenir des initiatives pour réorienter les flux financiers vers le développement durable » commente Philippe Zaouati, Directeur général de Mirova. 

Jean Raby, Directeur général de Natixis Investment Managers déclare : « Nous sommes convaincus que notre responsabilité, en tant qu’institution financière, est de contribuer à la transition vers une économie sobre en carbone et résiliente face au changement climatique. Cette initiative s’inscrit dans les engagements portés par la banque Natixis pour proposer des solutions concrètes, innovantes, en faveur du climat. » 

Jonathan Taylor, Vice-Président de la Banque européenne d’investissement ajoute : « La dégradation des terres a un impact négatif en termes de rétention d’eau, de sécurité alimentaire et énergétique, de changements climatiques ainsi que de biodiversité. C’est pourquoi, en tant que Banque de l’Union Européenne, nous sommes fiers de soutenir cette initiative de nouvelle génération qui combine capitaux privés et publics afin de financer des projets de gestion durable de terres et de restauration des sols dégradés. Son importance est double : d’une part, nous avons besoin de projets pionniers pour prouver que les investissements en faveur de la neutralité en termes de dégradation des terres sont financièrement viables pour le secteur privé ; d’autre part, il s’agit d’un outil clé dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable et l’Accord de Paris sur le climat. Nous entendons jouer un rôle essentiel pour faire de l’Accord de Paris une réalité. La Banque s’est engagée à porter à 35 %, d’ici à 2020, la part du total de ses financements en dehors de l’Union européenne consacrée à l’action pour le climat. Cela passe notamment par l’intégration croissante la dimension climatique dans tout ce que nous entreprenons. » 

Pour Rémy Rioux, Président de l’Agence française de développement : « L’AFD est heureuse de rejoindre cette coalition d’investisseurs afin de financer des projets résilients aux changements climatiques par le biais sur Fonds Land Degradation Neutrality et de contribuer à l’émergence d’une nouvelle classe d’actifs. Cette initiative vient s’ajouter aux efforts de soutien de l’AFD en faveur de la transition vers des pratiques de gestion plus durables des ressources naturelles en tant que bien communs, ainsi que l’amélioration de la situation socioéconomique des exploitations familiales. La politique d’investissement du Fonds est en ligne avec notre engagement de favoriser l’implémentation des Accords de Paris. » 

Pascal Canfin, Directeur général du WWF France poursuit : « Chaque année, pas moins de 12 millions d’hectares de terres arables sont dégradées, soit l’équivalent d’un terrain de football toutes les deux secondes. Cela a des conséquences majeures sur le climat et la sécurité alimentaire. Le Fonds Land Degradation Neutrality, le plus ambitieux partenariat public-privé en faveur de la gestion durable des terres, soutenu par WWF France depuis sa phase de projet, est l’opportunité rêvée de mobiliser plus d’investissements pour de projets novateurs en faveur la restauration des terres. Il contribue ainsi à la lutte contre les changements climatiques et l’insécurité mondiale, notamment alimentaire pour les populations les plus vulnérables. » 

Partenaires de l'initiative Fonds Land Degradation Neutrality

Partenaires de l’initiative « Fonds Land Degradation Neutrality »