Aller au contenu principal

Le nom de « bonobo », donné à l’animal autrefois appelé « chimpanzé nain » ou « chimpanzé pygmée », découvert en 1929, dérive de la déformation du nom de la ville de Bolobo en République démocratique du Congo. 
Peu répandu et étudié depuis peu, nous ne savons pas encore grand chose sur lui. Si ce n’est qu’il est déjà menacé…

Bonobo : une espèce encore méconnue

Les différences entre les chimpanzés et les bonobos sont subtiles. Les bonobos sont plus graciles : ils ont de plus longues jambes, des bras plus courts et un tronc plus étroit et c’est cette morphologie qui les fait apparaître plus petits. Ils se reconnaissent à leur crâne plus rond avec de petites oreilles et une face plate. 

L’organisation sociale des bonobos est très différente de celle des chimpanzés : elle est matriarcale et n’est pas fondée sur les hiérarchies entre mâles, car génératrices de conflits. Même si des tensions existent, elles sont apaisées par le biais de copulations fréquentes à l’initiative des femelles. Ce qui fait dire aux éthologues qui les ont observés que la sexualité est l'instrument essentiel de régulation de la vie quotidienne, il est utilisé bien plus par jeu, par simple plaisir que pour se reproduire.

Bonobo : une espèce en péril au cœur d’un territoire ravagé

Comme tous les singes anthropoïdes, le bonobo est une espèce particulièrement menacée du fait de sa répartition exclusive dans une région ravagée par les guerres auxquelles s’ajoutent la déforestation, l’exploitation du diamant et la chasse pour sa viande.

Les populations ont décliné de façon drastique au cours des 30 dernières années.

Des outils primitifs

Chez les bonobos l’utilisation d’outils est plus rare et moins élaborée que celle observée chez les chimpanzés. Les bonobos, comme les chimpanzés, utilisent des outils à des fins sociales, de jeu ou de confort comme le nettoyage avec certaines feuilles ou l’utilisation de feuilles comme parapluie contre la pluie. A la différence des chimpanzés, les femelles bonobos sont plus enclines à utiliser les outils que les mâles.

Découvert depuis peu

La classification du bonobo en tant qu’espèce de primate à part entière est relativement récente (1929). Jusqu’alors, on le confondait avec le chimpanzé commun. Les premiers squelettes étudiés étant plus petits que ceux de chimpanzés avait conduit à l’appeler « chimpanzé nain » et « chimpanzé pygmée ». Depuis le terme bonobo est préféré pour le nommer.

Le sexe convivial

Chez les bonobos, les femelles sont en oestrus, c’est à dire prêtes à s’accoupler toute l’année. Ainsi des relations sexuelles, feintes ou réelles, par jeu ou pour exprimer la hiérarchie, permettent de résoudre les conflits à l’intérieur de la troupe. Les études suggèrent que seulement 20% des rapports sexuels sont à visée reproductive. Des scientifiques ont appelé cette méthode d'accouplement le « sexe convivial ». Ce sont par ailleurs des primates très empathiques et très sensibles aux émotions des autres.

Caractéristiques
  • Nom scientifique

    Pan paniscus

  • Répartition / Habitat

    Forêts denses humides de plaine dans le centre de la République démocratique du Congo. On ne les trouve qu’au sud du fleuve dans une zone de forêt marécageuse située entre le fleuve Congo au Nord et les rivières Kasaï et Sankuru au Sud.

  • Population

    20 000 individus environ

  • Taille

    1,20 m

  • Poids

    45 kg

  • Régime alimentaire

    Les fruits constituent l’essentiel du régime alimentaire du bonobo, qui consomme tout de même aussi des feuilles, de la moelle des tiges, des fleurs, des graines et des invertébrés. Les bonobos peuvent aussi manger de petits mammifères, mais contrairement aux chimpanzés, plus rares sont les observations faisant état de bonobos partant activement chasser pour trouver de la viande.

  • Statut

    En danger (UICN)

    Classé à l’Annexe I de la CITES

Que fait le WWF pour le bonobo ?

La première étape pour protéger les bonobos est d’améliorer notre niveau de connaissance sur l’espèce, via des actions de recensement et de suivi des populations. Le WWF se mobilise également pour renforcer leur protection au sein des parcs naturels.

Nous avons contribué à renforcer la capacité de recensement et de suivi de grands mammifères dans le parc, ce qui a permis de réaliser la première étude systématique sur l'ensemble du parc des bonobos. Celle-ci a indiqué un nombre plus faible de bonobos que prévu et a révélé que les animaux étaient particulièrement perturbés par les activités humaines, plus que ce que l’on avait imaginé.

Dans le cadre du Programme pour les grands singes d'Afrique du WWF (GRASP), un nouveau projet a été initié pour améliorer la surveillance et la protection des bonobos dans le Parc National de Salonga.

Le WWF s’efforce d’améliorer la sécurité des bonobos dans les centres qui leur sont dédiés au sein du Parc National de Salonga, en République démocratique du Congo.

Aidez-nous à protéger le vivant

Grâce à votre soutien, nous avons déjà contribué au retour de nombreuses espèces. Ensemble, nous pouvons remporter d’autres victoires pour la nature.

Je soutiens

Choisir la fréquence du don
Choisir le montant du don
Choisir un montant libre