Deux jeunes ours bruns (Ursus arctus) jouent dans une prairie en Finlande
Longue vie aux ours bruns

Oui au lâcher de deux ourses !

Perpétuer l’espèce, c’est ce que nous voulons. C’est pourquoi nous sommes favorables à la réintroduction de deux femelles dans les Pyrénées. Ensemble, faisons entendre notre voix !

Exprimons-nous !

Attention : il est indispensable d’ajouter au moins une phrase réécrite avec vos propres mots pour que votre participation ne soit pas considérée comme une contribution automatique sans valeur.

L’occasion est trop belle pour ne pas la saisir. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a lancé, depuis le 25 juin, une consultation publique sur le projet d'introduction de deux ourses à la fin de l’été ou à l’automne 2018. Le ministre Nicolas Hulot a inscrit cette action dans le plan biodiversité dévoilé le 4 juillet dernier. Pour que le gouvernement ne puisse revenir sur cet engagement, exprimons notre soutien. Nous avons jusqu’au 25 juillet pour le faire. 

Comment ? 

  1. RDV sur le site de la préfecture
  2. Copier-coller la formule : Je suis favorable au lâcher de deux ourses en Pyrénées occidentales à l'automne 2018.
  3. Compléter avec une argumentation personnelle. 

Je participe à la consultation

Quelques arguments en faveur de la réintroduction

Ce lâcher est indispensable pour perpétuer l’espèce

C’est le Muséum National d’Histoire Naturel qui le dit ! Au carrefour des sciences de la Terre, de la Vie et de l’Homme, le Muséum s’appuie sur des travaux en laboratoire et des expéditions dans le monde entier. Son expertise est mondialement reconnue.

En 2013, l’institution appelle à la réintroduction de deux ours femelles de toute urgence. Selon ses propres termes : « la non-intervention conduira à la perte du noyau occidental de la population d’ours à brève échéance et à l’augmentation du taux de consanguinité de la population des Pyrénées centrales, donc à sa fragilisation ».

Les français plébiscitent le lâcher

Selon la dernière enquête IFOP datant de février 2018, une grande majorité de la population française est pour la réintroduction de deux ourses dans le Béarn. A la question « êtes-vous favorables au maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées ? », 84 % des Français, soit 8 % de plus qu’en juillet 2008, lors d’une précédente enquête ont répondu « oui ». Les habitants du massif des Pyrénées, eux, sont 76 % à se déclarer favorables au lâcher.

Dans le Béarn, où les ourses doivent arriver, de nombreux élus ont manifesté leur soutien au projet, ainsi que de nombreux bergers et des acteurs du tourisme.

L’ours n’est pas dangereux pour l’homme

L’ours est victime de préjugés tenaces quant à sa dangerosité. C’est la mémoire collective qui ressurgit du fond des âges, telle la crainte du loup ou des araignées. Pourtant, en 150 ans, aucun homme ne s’est fait attaquer par un ours dans les Pyrénées. Tandis que chaque année, en France, sangliers, cerfs et chiens causent des accidents mortels chez des êtres humains sans pour autant que l’on considère ces animaux comme des espèces dangereuses. 

L’Institut océanographique de Monaco a mené une étude sur le nombre de décès provoqués chaque année par des animaux sauvages dans le Monde. Avec moins d’un décès par an à l’échelle mondiale, l’ours n’apparait même pas dans le classement.

L’ours joue un rôle écologique majeur

L’ours est une espèce « parapluie », dont la protection permet la sauvegarde d’un grand nombre d’autres espèces, compte tenu de l’étendue de son territoire et de ses exigences écologiques. Maintenir une population ursine viable dans les Pyrénées, c’est donc protéger un territoire très vaste et c’est aussi protéger la plus longue chaîne alimentaire puisque l’ours, super-prédateur, est au sommet de la chaîne trophique. 

D’autre part, les grands carnivores sont des indicateurs fiables de l’état de santé de l’environnement. Ils sont les premiers à disparaître lorsqu’il y a un déséquilibre. La présence de l’ours est donc la preuve d’un environnement riche et diversifié, un atout exceptionnel pour les Pyrénées. 

L’ours est lucratif

Par sa seule présence, l’ours contribue à l’image de marque des Pyrénées et, par conséquent, à celles des professionnels du tourisme, des éleveurs, des artisans ou encore des commerces. De nombreux restaurateurs ou cafetiers n’ont pas manqué d’associer le nom de leur établissement à celui de l’ours. L’animal est bon pour le tourisme.

Si tant de gens viennent dans les Pyrénées c’est parce qu’elles demeurent l’un des derniers grands espaces de nature en Europe ayant conservé ce que la plaine et le littoral ont perdu : beauté, calme et vie sauvage. Même si on ne le voit quasiment jamais, on sait que l’ours est là quand on se balade dans la vallée. Les professionnels de la randonnée ne s’y trompent pas, ils utilisent ces arguments pour séduire leurs clients. 

Ours brun (ursus arctos) regarde à droite dans la forêt

Ensemble agissons

Nous sommes pour le lâcher de deux ourses dans les Pyrénées.
Faisons entendre notre voix !