Gorille des montagnes (Gorilla beringei beringei) dans le parc national des Virunga (République Démocratique du Congo)
Retour
25. mai 2018

Effectifs en légère hausse chez les grands singes

Selon le dernier recensement de leurs populations, les chimpanzés et les gorilles des plaines d’Afrique équatoriale occidentale seraient un peu plus nombreux que prévu…

Primates en danger

Si rien n’est fait pour rapidement réduire les pressions humaines sur les primates et sur leur habitat, nous assisterons à une extinction de masse de ces animaux emblématiques d’ici vingt-cinq à cinquante ans.

Si le regard du gorille nous interpelle, c’est qu’il ressemble au nôtre… Et pour cause ! Nous partageons 98% de nos gènes avec le primate, tout comme avec le chimpanzé qui, en congolais, signifie « faux-homme ». Le nom « orang-outan », lui, vient du malais orang hutan, qui signifie littéralement « homme de la forêt ».

Quant au bonobo, comme nous, il utilise des outils à des fins sociales, de jeu ou de confort, se servant notamment de feuilles pour se protéger de la pluie. Les singes sont nos plus proches cousins, et pourtant, nous les menons à leur perte. En cause, des menaces multiples, dont le poids n’a cessé de s’accroître au fil des années et qui, souvent, s’additionnent.

Les habitats des singes disparaissent ainsi sous la pression de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’élevage, de la construction routière et ferroviaire, des forages pétroliers et gaziers et de l’exploitation minière. La chasse et le braconnage font également décliner les espèces. A quoi il faut encore ajouter des périls émergents, tels que la pollution et le changement climatique.

Protéger nos proches parents

Lutte active contre le braconnage, plaidoyer continu pour l’extension des zones protégées et promotion d’une exploitation responsable des ressources de la forêt, le WWF met tout en œuvre pour préserver les primates et leur habitat.

Renforcer les zones protégées et en créer de nouvelles, mais surtout, mettre un terme à la chasse des chimpanzés pour leur viande en offrant aux communautés locales la possibilité de gagner leur vie par d’autres moyens. Au sein du Parc national de Campo Maan au Cameroun, nous développons notamment l’écotourisme centré sur l’observation des primates.

A Bornéo et à Sumatra, nous faisons la promotion d'une production responsable d’huile de palme qui, parce qu’elle ne contribue pas à la déforestation, ne met pas en péril les orangs- outangs. La première étape pour protéger les bonobos est d’améliorer notre niveau de connaissance sur l’espèce. C’est pourquoi, nous effectuons des recensements et des actions de suivi des populations.

Nous nous efforçons également d’améliorer la sécurité dans les centres qui leur sont dédiés au sein du Parc National de Salonga, en République démocratique du Congo. Enfin, dans l'arène politique, nous plaidons pour la mise en œuvre de politiques ambitieuses en faveur de la protection des gorilles et nous mobilisons pour faire cesser le commerce illégal de produits issus des grands singes.

Portrait d'un gorille des plaines occidentales (G. g. gorilla), montagnes des Virunga (Rwanda)
Gros plan sur les pieds d'un chimpanzé (Pan, troglodytes) dans le parc national de Kibale (Ouganda)

Les grands singes seraient un peu plus nombreux

La population des grands singes en déclin

Entre 2005-2013, nous avons perdu près d'un cinquième de la population des grands singes et le taux de reproduction des espèces est si lent que même un léger déclin de leurs effectifs peut être dommageable.

Le plus grand recensement jamais effectué après des gorilles et des chimpanzés s’avère plus optimiste que prévu. Plus de 8700 kilomètres (5400 miles), soit environ la distance qui sépare Londres de New- York, ont été passés au peigne fin, afin d’estimer les populations de grands singes d’Afrique équatoriale occidentale.

Bonne surprise, les résultats viennent d’être publiés et ils se révèlent moins désastreux que les prévisions. Selon l’étude, les chimpanzés seraient un dixième de plus et les gorilles des plaines occidentales un tiers de plus. Les uns diront que c’est une maigre consolation, tant les grands singes sont aujourd’hui en péril.

Entre 2005-2013, nous avons perdu près d'un cinquième de leur population et le taux de reproduction des espèces est si lent que même un léger déclin de leurs effectifs peut être dommageable. Toutefois, on peut aussi choisir de regarder le verre à moitié plein, en constatant que les efforts de conservation commencent à porter leurs fruits, comme en atteste cette légère augmentation.

Et prendre le temps de nous réjouir car ces primates, au-delà de nous émouvoir parce qu’ils nous ressemblent, sont essentiels aux écosystèmes. Non seulement ils contribuent au maintien et à la régénération des forêts en dispersant des graines notamment, mais ils jouent également un rôle central dans la culture, les traditions et même l’économie des territoires qu’ils occupent.

Tous les Effet Panda

Chimpanzé dans le parc national de Kibale (Ouganda)

Ensemble, agissons

Le WWF œuvre à la conservation des espèces menacées sur tous les continents. Aidez-nous à poursuivre nos actions au plus près du terrain.
Votre don est notre force.