Rencontre de la COP15 au Danemark

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques

Chaque année, les pays qui ont ratifié la Déclaration de Rio en 1992 tiennent la Conference of Parties ou COP, conférence rassemblant les Etats signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Leur objectif : se mettre d’accord sur les actions à mener pour lutter contre le dérèglement climatique à l’échelle mondiale.

Qu'est-ce qu'une COP ?

Après la signature des trois conventions de Rio lors du Sommet de la Terre en 1992 (climat, biodiversité, désertification) et depuis 1995, près de 200 pays se réunissent chaque année lors des COP pour faire état des dernières études scientifiques sur le climat et définir comment lutter contre le réchauffement climatique.

En 2015, c’est en France qu’a eu lieu la COP21 et l’adoption de l’Accord de Paris. Cet accord, signé par 196 parties, a fixé l’objectif global de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe entre 1,5°C et 2°C d’ici 2100. Le WWF participe activement aux conférences sur les changements climatiques pour pousser les pays à des décisions ambitieuses pour faire face à l’urgence climatique.

COP26 : cessons de subventionner la destruction du climat et de la nature

Le G20 subventionne la crise climatique

Les Etats membres du G20 dépensent 3 fois plus dans les énergies fossiles (à hauteur de 77 milliards de dollars US par an) qu’ils n’en dépensent dans les énergies renouvelables.

Cette année, la COP26 aura lieu à Glasgow en Ecosse. L’occasion pour le WWF de se mobiliser et de faire pression pour que les pays signataires proposent des actions plus ambitieuses et concrètes face à la crise climatique en marche. 

Malgré les nombreuses alertes des scientifiques et la mobilisation de la société civile, les engagements pris à ce jour par les Etats entraîneront une augmentation de 16% des émissions d’ici 2030 et un réchauffement de 2,7°C en 2100. En cause notamment, les sommes astronomiques d’argent public dépensées par ces Etats dans les énergies fossiles et dans les activités qui détruisent la biodiversité. 

Face à ce constat alarmant, les Etats et plus particulièrement la France, doivent subventionner des activités qui luttent contre le réchauffement climatique et la destruction du vivant plutôt que l’inverse. Si les 500 milliards d’aides publiques dommageables à la biodiversité étaient réalloués, même le temps d’une année, à des activités économiques favorables à la nature, 39 millions d’emplois pourraient être créés !

En septembre dernier, lors du Congrès Mondial de la Nature à Marseille, Emmanuel Macron s’est engagé à préserver la biodiversité arctique de projets économiques destructeurs portés par des entreprises. C’est de bonne augure mais loin d’être suffisant ! Nous appelons la France à matérialiser cet engagement et à le généraliser aux autres régions du monde menacées par ce type de projets. La France doit aujourd’hui se doter d’un plan clair pour arrêter de subventionner la destruction du climat et de la nature, et embarquer dans une coalition internationale tous les Etats décidés à agir !