Grande barrière de corail vue du ciel, Australie
Grande barrière de corail

Icône du patrimoine mondial

Grande barrière de corail

Grande barrière de corail : une ceinture marine de prestige

Située dans l’océan Pacifique, la Grande barrière de corail australienne est le plus grand système corallien et la plus grande structure vivante de la planète. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, elle est l’une des sept merveilles naturelles du monde. Elle s’étend sur 344 400 km², une superficie immense qui la rend visible depuis l’espace. 

Sans conteste l’une des merveilles du patrimoine écologique mondial, la Grande barrière de corail se compose de 3 000 systèmes différents de récifs, 600 îles tropicales et quelque 300 bancs de corail. Ce dédale d’habitats complexes abrite une incroyable variété de plantes et d'animaux aquatiques, de la vénérable tortue de mer aux poissons de récif en passant par les 134 espèces de requins et de raies et la multitude d’algues marines.

Des eaux turquoises, des coraux kaléidoscopiques, une faune et une flore abondantes font de la grande barrière l'une des attractions touristiques les plus populaires au monde. Le récif dispose d’une valeur économique incroyable qui représente 6 milliards d’euros par an pour l'économie australienne et génère près de 69 000 emplois à temps plein. Les industries comme le tourisme et la pêche s’appuient sur un récif en bonne santé mais au-delà de l’aspect économique, la grande barrière est avant tout un sanctuaire marin dont l’importance écologique, historique et symbolique est cruciale pour le monde entier.

Localisation

La Grande barrière se situe au large du Queensland, au Nord-Est de l’Australie, en mer de Corail

Superficie

344 400 km²

Espèces présentes

Corail, algue, mollusque, éponge, poisson-clown, poisson-chirurgien à queue rouge, dugong, crocodile, tortue verte, baleine à bosse

La survie du récif menacée

Si la Grande barrière renferme un trésor de faune et de flore, avec de nombreuses espèces encore méconnues de la science, plusieurs menaces pèsent lourdement sur son écosystème très vulnérable. Au cours des trente dernières années, elle a perdu la moitié de sa surface corallienne, la pollution a tué en masse les étoiles de mer “couronne du Christ” et le réchauffement climatique a provoqué des épisodes de blanchissement de coraux à grande échelle.

Dragage et déversement sauvage

Les processus de dragage et de déversement des déchets sont responsables de la destruction des coraux et herbiers marins. Déversés en mer, les rejets de dragage peuvent dériver jusqu'à 80 km, ce qui assombrit les eaux cristallines des récifs. Des centaines de scientifiques ont alerté le parc marin de la grande barrière à ce sujet.

Méga-ports

Malgré l’inquiétude croissante du comité du patrimoine mondial de l’Unesco, le gouvernement australien accélère ses plans pour développer les ports de charbon. Les accidents et échouements sont susceptibles d’endommager les coraux et de polluer les eaux. Plus de trafic signifie également davantage de risques de collision avec les baleines qui migrent à travers cette zone.

Blanchissement des coraux

Le blanchissement des coraux est dû au réchauffement climatique causé par la combustion de carburants fossiles, comme le charbon. En effet, lorsque les eaux restent chaudes trop longtemps, les coraux blanchissent et meurent. Le grande barrière a connu, en 2016 et 2017, les plus graves événements de blanchissement jamais enregistrés sur le site.

Pêche et agriculture

Une mauvaise gestion de la pêche accroît la pression sur les espèces menacées du Queensland, parmi lesquelles les dugongs, les tortues et les dauphins côtiers. L’agriculture a également une influence sur les écosystèmes, notamment à cause des pollutions qu’elle génère et qui explique en grand partie le déclin du récif. Elles étouffent les coraux et les lits d’algues en les privant de soleil, rendant les coraux plus vulnérables au blanchiment.

Gouvernance

Les institutions et les systèmes mis en place depuis une génération pour protéger la Grande barrière sont dépassés par le nombre et l’ampleur des problèmes auxquels elle est confrontée. Le parc marin a besoin d'un groupe de défense plus solide pour protéger la zone de l’industrialisation, de la pêche excessive et d’une multitude d’autres menaces.

Que fait le WWF pour la Grande barrière de corail ?

L’objectif du WWF Australie est d'enrayer le déclin des espèces et de protéger la santé des écosystèmes dans la Grande barrière de corail, tout en atténuant les conséquences du changement climatique.

Afin d’empêcher que de nouvelles pressions inacceptables s’exercent sur cet écosystème déjà très vulnérable, le WWF, grâce à la campagne « Se battre pour le récif », a obtenu du gouvernement australien l’interdiction de tout dépôt de boues de dragage sur le site de la Grande barrière de corail et l’annulation de la construction de nouveaux ports dans des zones encore intactes de la côte récifale, comme le delta de Fitzroy et le cap York.

Nous avons également interrompu l’expansion de trois méga-ports charbonniers mais nous ne pouvons pas relâcher nos efforts car plusieurs menaces persistent parmi lesquelles le projet d’expansion du port d’Abbot Point, le ruissellement des produits chimiques issus de l’agriculture et le réchauffement climatique.

C’est pourquoi le WWF poursuit ses actions en rappelant au gouvernement australien qu’il est de son devoir de protéger la grande barrière, demande l’arrêt de l'expansion des ports industriels, soutient la mise en œuvre de lois solides pour réduire la pollution des exploitations agricoles et encourage l'investissement dans les énergies renouvelables pour faire baisser la chaleur sur le récif.

Se battre pour le récif

Le grand programme de protection de la Grande barrière de corail « Se battre pour le récif » a été lancé en 2013 et a déjà connu de nombreuses victoires.

Nos projets actifs

Le WWF s’engage activement depuis de nombreuses années pour la conservation de la grande barrière de corail et mène des projets de terrain afin de lutter efficacement contre les pressions qui pèsent sur cette écorégion en danger.

Étudier les migrations des tortues vertes des Chesterfield pour mieux les protéger

Situé au cœur de la mer de Corail, entre la Nouvelle-Calédonie et l’Australie, le plateau des Chesterfield abrite des îlots coralliens isolés du monde jouissant d’une biodiversité exceptionnelle. Lors de l’été austral, ce site abrite notamment des centaines de tortues vertes venues se reproduire à la suite de longues migrations. 

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