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19. février 2026 — Communiqué de presse

Le WWF France publie l’indice NAT 40 et appelle les entreprises françaises à accélérer leur transformation en faveur de la nature face à l’urgence écologique

Alors que le premier rapport de l’IPBES concernant les entreprises vient de paraître, établissant clairement que la perte de biodiversité représente aujourd’hui un risque systémique critique et généralisé pour l'économie et la stabilité financière, le WWF France publie l’indice NAT 40, première évaluation indépendante de la prise en compte des enjeux liés à la nature par les entreprises du CAC 40. Ce rapport inédit met en lumière un constat préoccupant : malgré des progrès en matière de transparence et l’émergence de bonnes pratiques, les grandes entreprises françaises sont loin d’adopter des stratégies de préservation de la nature à la hauteur des défis.

Découvrir l'étude

72% des entreprises de la zone euro risquent d’être confrontées à d'importants problèmes économiques en raison de la dégradation des écosystèmes, selon la BCE. 

Les grandes entreprises sont au cœur d’un paradoxe : elles contribuent largement à la dégradation des écosystèmes, alors même que leur activité dépend profondément de la nature et des services qu’elle rend.

Fondé sur l’analyse des rapports CSRD 2024, le rapport “L’indice NAT 40 : Les entreprises du CAC 40 à l'épreuve de la natureévalue la maturité des entreprises sur les volets nature des standards européens de reporting (pollution, eau, biodiversité, économie circulaire), à travers cinq composantes clés des “plans de transition nature” – les stratégies globales de transformation écologique des entreprises. 

Les résultats sont sans appel :

  • Aucune entreprise du CAC 40 ne dispose à ce jour d’un plan de transition nature formalisé.
  • La meilleure note obtenue est de 52/100 et une seule entreprise atteint la moyenne.
  • La moyenne générale de l’indice s’établit à 32/100.
  • Ces scores traduisent un décalage persistant entre les discours affichés et la profondeur des transformations engagées. 

On peut distinguer trois groupes d’entreprises au sein de l’indice NAT 40 :

Forêt Maramures en Roumanie

Un groupe de tête (incluant notamment Kering, LVMH, Carrefour, L'Oréal, Hermès) obtient les meilleurs scores mais reste imparfait : les analyses sont plus structurées et certaines bonnes pratiques émergent, toutefois les objectifs sont rarement alignés sur la science et les actions ne couvrent pas toute la chaîne de valeur.

Parc naturel de la mer de Corail (Nouvelle-Calédonie)

Un groupe intermédiaire (dont Renault, Airbus, Vinci, TotalEnergies, Engie) traite les enjeux nature de façon partielle et souvent superficielle, malgré des impacts environnementaux importants.

Chaîne de montagne du parc national de Pirin

Un groupe préoccupant, incluant des banques comme BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale, affiche les scores les plus faibles, révélant une prise en compte très insuffisante des impacts sur la nature, alors même que leur responsabilité est importante et leur rôle dans la transition déterminant.

Le rapport met en évidence plusieurs tendances structurelles :

  • Plus d’une entreprise sur deux présente une priorisation de ses enjeux nature en décalage avec l’évaluation du WWF.
  • Les chaînes d’approvisionnement demeurent largement négligées, que ce soit en termes de mesure des impacts ou de définition d'objectifs de durabilité.
  • Si 80 % des entreprises disposent d’objectifs climatiques SBTi compatibles avec l’Accord de Paris, une seule a adopté à ce jour des cibles SBTN alignées sur la science.
  • Les plans d’action ne sont pas assortis de plans de financement crédibles.
  • 68 % des entreprises n’intègrent aucun indicateur lié à la nature dans la rémunération variable de leurs dirigeants. 

Le WWF appelle les grandes entreprises françaises à changer d’échelle et de méthode. Il ne s’agit plus d’ajuster les discours, mais de transformer en profondeur leurs pratiques pour rendre leurs modèles d’affaires compatibles avec les limites planétaires et les objectifs internationaux.  

Face à l’accélération de l’érosion de la biodiversité et à la multiplication des risques systémiques liés à la dégradation des écosystèmes, la transformation des entreprises n’est plus une option. Elle constitue une condition essentielle de la résilience économique. Avec l’indice NAT 40, le WWF entend installer un rendez-vous régulier d’évaluation et de dialogue avec les acteurs économiques.

Salarié WWF avec un local d'une communauté de la rivière Tigre, affluent de l'Amazone, Loreto, Pérou

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