Fissure dans la glace, zone arctique
Arctique

Terre lointaine et mystérieuse

Arctique

Arctique : un espace naturel et culturel singulier

La région Arctique englobe le pôle Nord de la Terre et comprend six pays : la Russie, la Norvège, le Danemark, l'Islande, le Canada, et les États-Unis. La banquise, les espèces animales et végétales et les populations autochtones (inuits, samies, yakoutes) en font l’un des territoires les plus emblématiques de la planète.

Les paysages variés de la région (de la banquise aux zones humides côtières, en passant par la toundra des hautes terres, les montagnes, les larges rivières et la mer) sont le refuge d'une faune abondante et de nombreuses cultures. Parmi les espèces présentes en Arctique, l’ours polaire est la plus symbolique, son incroyable adaptation à l’environnement hostile de la région en fait une espèce à part.

Les remarquables eaux de la mer de Béring attirent de nombreux mammifères marins tels que les baleines grises - qui parcourent de grandes distances afin de nourrir et élever leurs petits - et fournissent la moitié des poissons pêchés aux États-Unis. Les sites de pêche de cette mer sont aussi indispensables aux communautés locales, dont les moyens de subsistance reposent sur la pêche, qu’à plusieurs autres millions de personnes dans le monde entier qui consomment ce poisson. La mer qui borde la Russie et les rivières de la péninsule du Kamtchatka concentrent, quant à elles, jusqu'au quart de tous les saumons sauvages du Pacifique, qui alimentent des animaux sauvages, comme l’ours brun du Kamtchatka.

Localisation

La région Arctique englobe l’océan Arctique et les côtes de six territoires : la Russie, la Norvège, le Danemark (Groenland), l'Islande, le Canada, et les États-Unis (Alaska).

Superficie

Environ 18 millions de km²

Climat

Polaire, températures froides toute l’année, précipitations peu abondantes et hivers glaciaux

Espèces présentes

Ours polaire, loup arctique, renard arctique, saumon du pacifique, phoque, baleine, dauphin, béluga, morse, lemming, bœuf musqué, renne

Une région soumise à des menaces croissantes

L’Arctique, incluant la mer de Beaufort et la mer des Tchouktches, voit aujourd'hui son avenir menacé par les changements climatiques, l'exploitation minière, le commerce maritime, les exploitations gazières et pétrolières ainsi que la pêche excessive dans certaines zones clés.

Exploitation minière

L'Arctique attise les convoitises des entreprises de production d’énergies carbonées. Elle renfermerait 13% des ressources mondiales non découvertes de pétrole et 30 % de celles de gaz naturel essentiellement en Russie et en Alaska, selon une étude de l'Institut de géophysique américain (USGS) de 2008.

Changement climatique

Les températures dans l’Arctique augmentent deux fois plus vite que dans le reste du monde. Ce réchauffement est responsable de nombreux bouleversements comme la réduction de la banquise, la fonte du pergélisol et l'élévation du niveau de la mer. La diminution du volume et de l’étendue de la banquise arctique a des répercussions sérieuses sur les mammifères marins (phoques annelés, ours polaires) dont la survie dépend de la glace. Cette hausse des températures est le résultat de la combustion de combustibles fossiles, un processus qui rend les eaux de l’Arctique plus acides et plus nocives pour le plancton, base de la chaîne alimentaire de la région, ainsi que pour les coraux et les mollusques.

Trafic maritime

L’allongement des saisons d’eaux libres et la mondialisation provoquent l’augmentation du nombre de voies navigables de l’Arctique s'ouvrant au transport commercial. Or, le passage des navires fait peser plusieurs menaces : naufrages, déversements d’hydrocarbures, introduction d’espèces non indigènes etc. Par ailleurs, les grands navires ne disposent généralement pas des protections et de plans d’urgence adéquats, les régions éloignées de l’Arctique n'ayant pas la capacité d’assister les navires en détresse. Le trafic maritime dans le détroit de Béring est susceptible d’augmenter régulièrement dans les années à venir, à mesure que l’industrialisation se développe dans les eaux de l’Arctique, de la Russie et de l’Alaska.

Exploitation pétrolière et gazière

Une grande partie des réserves pétrolières inexploitées du monde se trouve au large des côtes, dans les eaux biologiquement productives de l’Arctique. Les déversements d’hydrocarbures peuvent tuer les oiseaux, les poissons et les mammifères marins, ainsi que les petits organismes dont se nourrissent les espèces plus grandes. Aucune technologie ne permet actuellement le confinement complet d’hydrocarbures déversés dans le milieu marin. L'exploitation pétrolière peut également générer des niveaux potentiellement mortels de pollution sonore pour les mammifères marins.

Mauvaise gestion de la pêche

Plusieurs régions de l’Arctique souffrent de la place importante qu'ont pris la surpêche et la pêche illégale. Par exemple, dans la région du Kamtchatka, l’exploitation de caviar de saumon est très nocive pour l’environnement et appauvrit les populations de saumons. L'exploitation minière, la construction de routes et de barrages dans les cours d'eau des saumons, les prises accidentelles de poissons, d'oiseaux et de mammifères par différents équipements de pêche, comme les filets maillants dérivant à grande échelle, sont également destructeurs.

Que fait le WWF en Arctique ?

Face à l’ampleur des risques, le WWF - membre actif au niveau du conseil de l'Arctique (États-Unis, Canada, Russie, DK, Norvège) - recommande de ne pas exploiter les ressources naturelles présentes dans la région.

Nous militons sur différents points cruciaux dans la planification de l’avenir de l’Arctique parmi lesquels le développement des recherches scientifiques, la création de meilleurs outils technologiques pour intervenir en cas de déversement, la définition de zones « interdites » pour protéger les secteurs où vivent des espèces sauvages vulnérables et la promotion de mesures de prévention anti-déversement.

Le WWF réunit ses homologues américains et russes pour soutenir la recherche scientifique et la participation communautaire dans la gestion des ressources et les efforts de conservation des espèces. Dans le détroit de Béring, le WWF travaille avec ses partenaires pour identifier les mesures les plus efficaces afin de garantir une navigation maritime sûre permettant de concilier besoins communautaires et respect de la faune.

Le WWF lutte également contre les prises accidentelles et la pêche illicite non déclarée et non réglementée dans le cadre de l’initiative « Fish Forever ».

Enfin, nous avons appelé les gouvernements et les communautés à combattre les menaces qui pèsent sur l’écosystème de la mer de Béring et à assurer la pérennité des espèces de poissons.

Protection de la baie de Bristol

Les rivières de la baie abritent plus de 37 millions de saumons et sont une vraie ressource pour les 31 villages autochtones d’Alaska. En plus des 12 000 emplois et des millions de dollars générés, la baie constitue un habitat vital pour de nombreux mammifères marins, dont les baleines franches du Pacifique Nord, les otaries de Steller et les morses du Pacifique.

Bonne nouvelle du réseau

Parce que notre travail n'est jamais vraiment terminé, on peut parfois oublier de célébrer nos victoires. Pourtant, quel que soit le projet, chaque avancée, même infime, demeure essentielle. C'est pourquoi nous prenons le temps de s’attarder sur une bonne nouvelle, un succès, un répit, pour mieux reprendre le combat ensuite.

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