Vue aérienne de la rivière Luilaka au cœur du Parc National de Salonga, République Démocratique du Congo
Le Jour du dépassement

Le 5 mai 2018, les Français auront consommé, depuis le 1er janvier, plus que ce que notre Terre peut créer dans l’année.

Jour du dépassement

Si le monde entier vivait comme les Français, l’humanité commencerait à creuser son déficit écologique dès le 5 mai. Soit trois mois avant la date du Jour du dépassement planétaire qui est tombée début août en 2017.

Le jour du dépassement mondial (Overshoot day)

Le constat est clair : si la planète était une entreprise, elle serait en faillite.

Portrait de Pascal Canfin

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule « le jour du dépassement ». C’est la date à laquelle l’empreinte écologique de l’humanité dépasse la biocapacité de la planète, à savoir la capacité régénératrice de la Terre pour satisfaire notre consommation annuelle de ressources. Cette date symbolise ainsi un budget disponible épuisé pour l’année.

En 1961, beaucoup de pays présentaient des biocapacités plus grandes que leurs propres empreintes respectives. Mais au début des années 70, un seuil critique a été franchi : la consommation de l’homme a largement pris le pas sur ce que la nature est en capacité de fournir en une année, en termes de recyclage du CO2 libéré et de production de nouvelles matières premières. C’est à cette époque-là que nous sommes entrés en situation de dette écologique…

Il faudrait 2,9 Terre si toute l'humanité vivait
comme les Français.

Depuis le 5 mai, la France est en déficit écologique

En 4 mois, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres et consommé plus d’eau que ce que la nature de notre territoire peut nous procurer au cours d'une année.

Si le monde entier émettait autant de carbone par ses activités, consommait autant de terres, utilisait autant de terrains bâtis que les Français, le Jour du dépassement planétaire – jour à partir duquel l’humanité a consommé l’ensemble du budget annuel mondial disponible en ressources naturelles – tomberait en 2018 le 5 Mai.

Si l’on s’intéresse strictement au territoire français et que l’on compare l’empreinte écologique de la France à sa propre biocapacité – c’est-à-dire les zones terrestres et marines du pays lui permettant d’absorber sa consommation à domicile – la France et les Français demanderaient à l’heure actuelle 1,8 fois plus à la nature que ce que les écosystèmes du territoire français sont en mesure de lui fournir. Depuis le 5 mai 2018, nous vivons à crédit.

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Ensemble, faisons reculer le déficit

Le constat est clair : si la planète était une entreprise, elle serait en faillite. Alimentation, énergie, mobilité : dans tous ces domaines les solutions pour diminuer fortement notre empreinte sont connues et disponibles !

Forêt malgache, Parc amazonien de Guyane

Stop Montagne d'Or !

Ensemble, stoppons ces projets qui creusent la dette écologique de la France !