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18. March 2019 — Press Release

A Nairobi, les leaders politiques reculent face à l’urgence écologique !

Alors que vient de se conclure la quatrième Assemblée des Nations unies pour l’environnement (ANUE-4), le WWF regrette que les leaders du monde entier n’aient pas su prendre leurs responsabilités pour impulser les changements nécessaires à la sauvegarde de la nature et de la prospérité de nos sociétés.

Pour le WWF, les résultats de l’ANUE-4, la plus haute institution décisionnaire des Nations unies pour les questions environnementales, mettent en lumière le fossé existant entre la gravité de la crise environnementale et sociétale à laquelle nous faisons face, et la faiblesse des réponses apportées par les Etats. Alors que les citoyens du monde entier appellent, à travers une mobilisation sans précédent, les Etats à passer à l’action contre la pollution plastique, les changements climatiques, la disparition du vivant, ces derniers ont manqué une opportunité majeure de leur apporter une réponse concrète.

Le WWF déplore le manque d’ambition affiché par certains États face à l’ampleur des problématiques environnementales discutées à l’ANUE-4, en particulier sur les enjeux de la déforestation et de la pollution plastique, et les appelle à agir au plus vite, avant qu’il ne soit trop tard pour notre planète.
 

La pollution plastique : symbole du recul des Etats malgré l’urgence du problème

Il y a quelques jours seulement, le WWF tirait à nouveau la sonnette d’alarme au sujet de la pollution plastique et rappelait que, si rien n’est fait, d’ici 2030, la production mondiale de déchets plastiques pourrait augmenter de 41 % et la quantité accumulée dans l’océan pourrait doubler, avec des conséquences dramatiques pour l’environnement, la santé humaine et l’économie. 

Malgré cette urgence et le soutien de nombreux Etats, la proposition de résolution visant à s’attaquer concrètement au problème global de la pollution plastique a été vidée de sa substance lors des négociations. Les Etats ont abouti à une résolution qui se distingue par sa faiblesse et est loin de répondre à l’ampleur de la crise actuelle. 

Lac Magadi, Kenya

Un manque d'ambition sur la lutte contre la déforestation

La valeur de la nature pour nos sociétés et leur développement est essentielle.

Marco Lambertini, Directeur général du WWF International

Alors que l’expansion agricole est responsable d’environ 80 % de la disparition des forêts tropicales, une résolution cruciale qui s’attaquait au lien entre déforestation et chaînes de production agricole n’a pas survécu aux négociations. 

Alors que nous assistons à un déclin sans précédent de la nature sur laquelle repose la stabilité de notre économie et de notre société, les intérêts privés et nationaux ont encore une fois prévalu sur la nécessité d’établir un agenda commun au niveau mondial.

Parmi les quelques signes encourageants, le WWF salue l’organisation par la France d’un One Planet Summit pour renforcer l’action en faveur du climat et de l’environnement ; ainsi que l’annonce par le président de la République d’une facilité pour la biodiversité de 10 millions d’euros, afin d’accompagner les pays qui le souhaitent dans la définition de leurs contributions nationales à la préservation de la nature.

Malgré cela, l’ANUE-4 a échoué à délivrer les engagements ambitieux qui auraient permis de mettre un terme à la perte de nature, voire de commencer sa reconquête.