Panneaux solaires en Espagne

Les renouvelables, énergies d’avenir

Face au nucléaire, au pétrole, au gaz et au charbon, les énergies renouvelables (EnR) apportent des réponses durables quant aux préoccupations relatives à la sécurité, la santé, l'environnement et l'économie. Sources inépuisables, faibles émettrices de gaz à effet de serre et abordables, les énergies renouvelables représentent assurément l’avenir. Le WWF porte la vision d'un monde alimenté par 100% d'énergies renouvelables d'ici 2050. L'enjeu est crucial : si nous n’accomplissons pas cette transition, notre planète n’évitera pas les impacts du changement climatique.

Énergies renouvelables, de quoi parle-t-on ?

Génératrice d'emplois !

En 2015, les énergies renouvelables employaient 7,7 millions de personnes. (IRENA)

Une énergie renouvelable est une énergie provenant de sources que la nature renouvelle en permanence. Ces énergies sont dîtes « propres » ou « vertes » car leur exploitation engendre très peu de déchets et d'émissions polluantes, contrairement aux énergies fossiles.

Les principales énergies renouvelables proviennent du vent (éolienne), du soleil (thermique, photovoltaïque, thermodynamique), de la chaleur terrestre (géothermie), de l’eau (hydroélectricité, marémotrice), de la biodégradation (biomasse) ou de biocarburant.

Face aux défis du 21è siècle, changements climatiques, pollution atmosphérique, épuisement des ressources, démographie mondiale galopante... les énergies renouvelables apparaissent comme la meilleure des réponses. Elles sont en effet disponibles à foison, réparties sur l’ensemble de la planète et inépuisables. Elles apportent une réponse durable à tous ces problèmes, en offrant en outre l’avantage de créer de nombreux d’emplois.

5 idées reçues sur les énergies renouvelables

En une heure, le rayonnement du soleil fournit à la Terre plus d’énergie que l’humanité n’en consomme en un an.

Les énergies renouvelables, bien que souvent plébiscitées pour leurs faibles empreintes écologiques, sont souvent accusées de tous les maux : coûts exorbitants, menaces pour nos industries, potentiel de production trop faible, intermittence ingérable pour le système électrique, destruction des paysages et de la biodiversité…

L’énergie dérivée du soleil, du vent, de la chaleur de la terre, de l’eau et de la mer a le potentiel pour satisfaire les besoins en électricité du monde, tout en permettant que fluctue l’offre et la demande. Basculer vers les énergies renouvelables n’est pas juste la meilleure solution. C’est la seule option.

Nous vous proposons ici quelques unes des nombreuses raisons de ne pas y croire, pour mettre fin aux idées reçues sur les énergies renouvelables.

Déploiement des EnR : les défis à relever

Un grand défi !

Le WWF oeuvre pour qu’en 2050, 100 % de l’énergie mondiale consommée provienne de sources renouvelables. Leur part n’est en 2016 que de 19,6 %. (REN21 2017)

Aujourd’hui, deux grands obstacles entravent encore le déploiement des énergies renouvelables : le trop faible niveau de subventions publiques qui leur sont allouées, et la trop grande concentration des technologies propres dans les pays industrialisés.

Si le prix de certaines technologies de renouvelable chute, cela est dû aux incroyables efforts menés dans l’innovation… à tel point que les énergies renouvelables sont plus compétitives que les nouvelles sources d’énergies fossiles et nucléaires ! Cette compétitivité pourrait être encore plus intéressante si le déséquilibre entre les subventions publiques accordées aux énergies renouvelables et celles accordées aux fossiles et au nucléaire n’était pas aussi grand. En effet, en 2014, le ratio était de quatre contre un : autrement dit, pour 1€ investi dans les énergies renouvelables, les gouvernements en investissaient quatre dans les hydrocarbures, selon le réseau REN21, réseau mondial​ ​multi-​acteurs ​sur les politiques renouvelables. Cet écart constitue aujourd’hui le plus grand frein pour le développement des énergies de demain.

Par ailleurs, le transfert de technologies propres, des pays du Nord vers ceux du Sud, est un élément central dans les négociations climatiques.
Les technologies bas carbone ont majoritairement été développées dans les pays développés. Or aujourd‘hui, ce sont les pays émergents qui ont le plus besoin d’énergie pour permettre leur développement économique : d’ici 2050, plus de 75% de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre seront en effet  originaires des pays du Sud. Ainsi, parce que la lutte contre le changement climatique doit être menée aux quatre coins du monde, les pays industrialisés se sont engagés à faciliter le transfert de technologies propres et de savoir vers les pays du Sud lors de la COP 21.

Nos projets actifs

Le WWF oeuvre au niveau mondial et régional pour une transition écologique qui vise à transformer notre production et consommation d’énergie vers des modèles renouvelables et efficaces. Nous mettons en oeuvre des projets pour amorcer une adaptation des villes et plaidons en faveur une d'économie neutre en carbone et durable auprès des pouvoirs publics. 

Un Barefoot College pour Madagascar

Pays de plus de 24 millions d’habitants, Madagascar fait aujourd’hui face à l’un des plus grands défis de son histoire : l’électrification de son territoire. Seule une minorité de ménages, notamment présents dans les régions dynamique du pays, ont un accès à l’électricité. Le WWF en partenariat avec le Barefoot College agit activement pour remédier à cette situation.

En savoir plus

Ensemble, agissons

Pour mieux répondre à l'urgence écologique, le WWF France met tout en oeuvre pour contenir le dérèglement climatique en dessous de 1,5°C.
Votre don est notre force.