Pousses de céleri au Champ des possibles, Rouen (France)
Alimentation

La façon de se nourrir a un impact déterminant sur l'environnement : l'alimentation représente à elle seule 30% de l'empreinte écologique en France.

Alimentation : les écogestes à adopter

L'agriculture et la pêche industrielles modifient considérablement les milieux naturels et consomment de plus en plus d'énergie et de ressources. Heureusement, nous avons tous les outils en main pour inverser cette tendance ! Le WWF vous aide à y voir plus clair.

Manger moins de produits animaux

La consommation régulière de viande est souvent nocive pour la santé (risques d’infarctus, obésité, rhumatismes...). Cette surconsommation fait aussi peser un poids très lourd sur l’environnement : pour produire une unité protéine animale, il faut entre 7 et 10 unités de protéines végétales, dont la valeur nutritive est équivalente pour l’homme.
D'après la FAO (Food and Agriculture Organization), 85% des réserves mondiales de poissons sont épuisées, surexploitées ou en passe de l’être. De nombreuses espèces de poissons sont menacées, comme le merlu, le thon, l’espadon, le flétan, la sole ou le cabillaud. Le volume de poissons pêchés ayant dépassé celui de la reproduction naturelle, les effectifs ne se rétablissent pas.

Comment réduire sa consommation de produits animaux ?

  • Remplacer régulièrement dans ses repas la viande par des associations de céréales (blé, maïs, riz, quinoa,...) et de légumineuses (lentilles, soja, pois chiches, haricots rouges, pois cassés, fèves, flageolets,...) riches en protéines végétales. Rendez-vous sur la page Earth Hour pour en apprendre plus et découvrir de délicieuses recettes végétariennes.
  • Limiter sa consommation de poisson : les Français consomment près de 30 kg de poisson par an et par personne alors que 16 kg seulement sont en théorie disponibles, et que les recommandations nutritionnelles officielles n'en recommandent que 10,5 kg. Choisissez des espèces moins impactées ou pêchées selon les critères du MSC, de l'ASC ou du bio dans le cas de l'aquaculture.
  • Préférer les poissons disposant du label ASC : l'aquaculture est responsable d’un véritable pillage des océans. Pour produire 1 tonne de saumon d’élevage, 5 à 6 tonnes de poissons sauvages sont nécessaires. Ce type d’élevage induit en outre des traitements chimiques et antibiotiques dont nous subissons les conséquences néfastes pour la santé en fin de chaîne alimentaire.
  • Vérifier que le poisson que nous achetons n’est pas juvénile : cela signifie qu'il a pu se développer suffisamment pour être capable de se reproduire avant d’être pêché. Difficile de sortir son mètre chez le poissonnier, mais les mesures s’apprécient aisément : le merlan et le griset ne doivent pas mesurer moins de 23 cm de long et la sole, 24 cm. Le lieu jaune, quant à lui, ne doit pas mesurer moins de 30 cm, le cabillaud et le lieu noir, 35 cm, et le bar, 36 cm.
Logo MSC
certification ASC

Agir contre le gaspillage alimentaire

La production alimentaire mondiale s'élève déjà à 1,5 fois les besoins alimentaires des 7 milliards d’êtres humains. 30% de la production agricole mondiale est perdue ou gaspillée. Dans nos pays industrialisés, le gaspillage se situe essentiellement chez les consommateurs finaux. En France, nous jetons environ 20 kg de nourriture par an et par habitant.

Comment lutter contre le gaspillage alimentaire ?

  • Adapter ses courses à ses besoins réels, en prévoyant une liste des produits dont nous avons besoin. Cela permet d'éviter les achats compulsifs, qui auront de grandes chances de finir à la poubelle.
  • Acheter des fruits et légumes "moches". L'apparence est souvent trompeuse...
  • Cuisiner les restes, en s'inspirant par exemple du livret "Recettes zéro-déchets" de l'ADEME.

Consommer des produits issus de l’agriculture biologique

L’agriculture biologique garantit qu’aucun engrais ou traitement chimique de synthèse n’ait été utilisé lors de la production. Leur achat permet de soutenir un mode de production agricole plus respectueux de l’environnement, qui limite la diffusion de substances toxiques dans le sol, les nappes phréatiques et l’atmosphère.

Quels produits sont à éviter, lesquels sont à privilégier ?

  • Repérer les labels : selon la législation européenne, les produits bio (y compris ceux venant de l’étranger) sont identifiables par la mention “issu de l’agriculture biologique”. Cette mention est accompagnée du label bio européen. Il est parfois complété par le label AB, qui permet de certifier l'origine française du produit.
  • Éviter les OGM : tant que leurs conséquences sur l’environnement, voire sur la santé, en termes de dissémination et de contamination, n’auront pas été parfaitement étudiées, les OGM doivent être considérés comme risqués. Là encore, préférez le bio, seul à même de vous garantir leur absence, principalement dans les produits transformés et les produits issus d'animaux (viandes, poissons, produits laitiers...)
  • Privilégier les produits issus du commerce équitable : en plus de garantir une juste rétribution des exploitants agricoles, les produits issus du commerce équitable exigent aussi souvent une meilleure qualité environnementale. Le label Max Havelaar, par exemple, exige notamment des producteurs qu'ils limitent, voire proscrivent, le recours aux produits chimiques et luttent contre l'érosion des sols.
Label bio européen
Logo Fairtrade Max Havelaar

Acheter des produits locaux et de saison

Les aliments et marchandises parcourent parfois d’énormes distances, ce qui génère pollution et production de gaz à effet de serre. Acheter de préférence des produits locaux et de saison, c'est réduire le recours aux transports aériens, maritimes et routiers. De plus, les produits frais contiennent généralement moins de conservateurs chimiques que les produits parcourant de longues distances.

Quels sont les produits à cibler ?

  • Choisir des produits locaux : vous agissez pour le maintien de producteurs locaux et réduisez les pollutions liées aux transports.
  • Vérifier que les fruits et légumes que nous achetons sont de saison : l’impact de leur culture sur l’environnement sera bien moins important que dans le cas de ceux cultivés hors sol ou sous serres chauffées.
Fruits de palmiers à huile à Sumatra (Indonésie)
Pour une production responsable des matières premières
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Merlu pêché au large du Chili
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