Plage de l'île de Ouvéa, Nouvelle-Calédonie
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Diamant du Pacifique

Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie : île de tous les superlatifs

Joyau de la biodiversité mondiale, la Nouvelle-Calédonie rassemble des écosystèmes terrestres et marins uniques au monde et d’une richesse exceptionnelle.

Le territoire calédonien concentre des trésors naturels incroyables : le plus grand lagon du monde, un tiers des récifs coralliens vierges de la planète, des populations importantes de baleines à bosse, dugongs et tortues marines, une flore riche de plus de 3 300 espèces dont 76% sont endémiques, l’un des derniers oiseaux non volants de la planète, le cagou etc.

Les superlatifs manquent pour décrire l’archipel calédonien. Ses forêts constituent l’une des richesses privilégiées de la biodiversité de la planète et son espace maritime est également reconnu au niveau international, plusieurs lagons sont par exemple inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La Nouvelle-Calédonie est une page vivante du livre d’histoire naturelle et humaine de la planète, une page unique au monde qui ne doit pas se refermer. Pour cela, toutes les énergies doivent être mobilisées, la nôtre, la vôtre.

Localisation

Petit territoire du Pacifique Sud-Ouest, les îles de Nouvelle-Calédonie sont situées en mer de Corail, entre l’Australie et les Fidji

Superficie

18 576 km²

Climat

Océanique tropical : le climat est tempéré et ensoleillé mais des précipitations et cyclones violents peuvent avoir lieu, notamment durant la saison chaude (février-mars)

Espèces présentes

Mammifères (baleine à bosse, cachalot, dugong, roussette), reptiles (tortues marines, serpent tricot rayé, le plus grand gecko du monde), oiseaux (cagou, perruche de la Chaîne, sterne néréis), poissons et crustacés primitifs, mollusques marins, la plante à fleurs la plus vieille au monde, une trentaine de palmiers endémiques et la plus grande richesse d’araucarias de la planète

Un patrimoine naturel exceptionnel au futur compromis

L’extraordinaire diversité de la nature calédonienne se conjugue malheureusement avec celle des menaces qui pèsent sur elle : incendies, invasions biologiques, exploitation minière, braconnage, et aujourd’hui la menace réelle et confirmée du réchauffement climatique.

Braconnage

Malgré un renforcement des moyens de répression et une sensibilisation accrue de la population, les captures illégales et le trafic de certaines espèces (dugongs, tortues, roussettes, geckos, crabes) sont encore pratiqués en Nouvelle-Calédonie et représentent une menace très sérieuse pour l’avenir de ces espèces. Toutefois, le succès du sauvetage de la perruche d’Ouvéa montre qu’il est possible d’inverser l’histoire quand la population locale se mobilise aux côtés des pouvoirs publics.

Incendies

Plusieurs dizaines de milliers d’hectares brûlés par an, le feu constitue en Nouvelle-Calédonie l’un des fléaux majeurs pour ce hotspot de la planète : destruction de la biodiversité bien sûr, mais aussi pénuries d’eau en saison sèche, inondation en saison des pluies, érosion des sols, relargage de gaz à effet de serre, espèces envahissantes favorisées ...

Exploitation minière

Les sols ultramafiques qui dotent la Nouvelle-Calédonie de sa richesse minière recouvrent un tiers de la Grande Terre. C’est également sur ces sols que se sont développés des forêts et des maquis miniers dotés d'une flore d'une originalité remarquable. L’activité minière, passée et actuelle, affecte donc directement ces milieux puisqu'environ 80% des forêts humides sur ce type de sol ont déjà disparu, dérègle et asphyxie les cours d’eau des bassins versants exploités, et impacte par sur-sédimentation les zones estuariennes du lagon.

Invasions biologiques

À l’échelle mondiale, l’introduction d’espèces envahissantes représente la deuxième cause de disparition de la biodiversité. La Nouvelle-Calédonie n’est pas épargnée par cette menace qui impacte la faune et la flore indigènes, par compétition ou prédation, ainsi que certains intérêts économiques et sanitaires. Les 300 000 cerfs de Java, qui sont issus de douze individus introduits en 1870 et qui ravagent les forêts sèches côtières et les forêts humides de la Chaîne, en sont une parfaite illustration.

Dérèglement climatique

La région océanienne est particulièrement exposée aux conséquences des changements climatiques : élévation du niveau des mers, érosion des côtes, salinisation des terres voire submersion, augmentation de l’intensité des évènements météorologiques extrêmes (sécheresses plus sévères, cyclones plus violents), etc.

Que fait le WWF en Nouvelle-Calédonie ?

Depuis plus de 15 ans, la restauration du lien « gagnant-gagnant » entre l’homme et la nature constitue le moteur de l’action du WWF France en Nouvelle-Calédonie. Ainsi donc, celle-ci se base sur la promotion de notre dépendance positive à la nature, l’appel à la mobilisation de toutes les forces vives et la construction de démonstrations inspirantes et réplicables.

Face aux nombreux défis auxquels le territoire est confronté, une antenne permanente du WWF France a été créée dès 2001 à Nouméa pour contribuer, aux côtés des acteurs calédoniens et au plus près de la réalité du terrain, à la préservation, la restauration et la valorisation d’un patrimoine naturel unique au monde. Notre équipe s’engage ainsi, à travers ses 3 programmes (Océan, Forêt, Empreinte) au renforcement du réseau d’Aires Marines Protégées, participe à l’élaboration du plan de gestion du Parc naturel de la Mer de Corail, agit pour la conservation du dugong, des tortues marines et des baleines à bosse, développe des projets de protection et restauration forestière en forêt sèche et en forêt humide, se mobilise contre les feux, soutient l’inventaire des cagous sur la Grande Terre, sensibilise à l’enjeu climatique, etc.

Et, naturellement, tous ces projets se construisent en partenariat avec des collectivités, des associations locales, des instituts de recherche, des tribus, des entreprises, des artistes, des sportifs etc. 

Force vive indispensable : les bénévoles !

Pour mettre en œuvre ces projets, un formidable pool de plus de 520 bénévoles soutient les quatre membres permanents et démultiplie ainsi l’action sur le terrain (lutte contre les plantes envahissantes et contre les feux, plantations, production de plants natifs, inventaire de sites de ponte de tortues marines, sensibilisation, etc.).

Nos projets actifs

Le WWF s’engage activement depuis de nombreuses années pour la conservation de la Nouvelle-Calédonie et mène des projets de terrain afin de lutter efficacement contre les pressions qui pèsent sur cette écorégion en danger.

MObI : une application pour recenser les cétacés

Innovante, unique, collaborative et gratuite, l’application MObI (Marine Mammal Observer of Oceania by Internet) portée par le bureau de Nouvelle-Calédonie du WWF France, et en collaboration avec l’association Te Mana o Te Moana, permet à chacun de localiser et référencer ses observations de mammifères marins faites dans la région océanienne.

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Conserver les forêts emblématiques de Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est un territoire dont les caractéristiques géographiques et géologiques, associées à son insularité, ont fortement influencé l’évolution écologique. Les forêts de Nouvelle-Calédonie présentent un taux d’endémisme parmi les plus élevés de la planète, leur conservation apparaît dès lors comme une priorité mondiale.

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Protéger et restaurer les forêts humides de Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie, l’un des principaux hotspots de biodiversité de la planète, jouit de forêts tropicales exceptionnelles mais également d’une diversité biologique sans commune mesure. Malheureusement, par son comportement, l’homme menace fortement de détériorer ces espaces uniques.

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Identifier et protéger les sites de ponte des tortues marines du Grand Lagon Sud en Nouvelle-Calédonie

Située au cœur d’un bien inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, les îlots du Grand Lagon Sud de la Nouvelle-Calédonie sont fréquentés pendant l’été austral par des tortues marines qui viennent y pondre. L’importance du site pour ces espèces classées sur la liste rouge de l’UICN a jusqu’ici été sous-estimée.

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Étudier les migrations des tortues vertes des Chesterfield pour mieux les protéger

Situé au cœur de la mer de Corail, entre la Nouvelle-Calédonie et l’Australie, le plateau des Chesterfield abrite des îlots coralliens isolés du monde jouissant d’une biodiversité exceptionnelle. Lors de l’été austral, ce site abrite notamment des centaines de tortues vertes venues se reproduire à la suite de longues migrations. 

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WHERE : explorer les autoroutes marines des baleines à bosse dans la mer de Corail

Le projet WHERE (Humpback Whale Habitat Exploration to improve spatial management in the natural park of the CoRal sEa) a pour objectif de décrire et comprendre la distribution spatiale des baleines à bosse dans le Parc naturel de la mer de Corail pour en améliorer la gestion.

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