Vue aérienne de la réserve de gibier de Selous (Tanzanie)
Côte Est africaine

Myriade de paysages et d’espèces

Côte Est africaine

Côte Est africaine : entre terre et mer

La côte est de l'Afrique abrite une multitude d’animaux sauvages dont 60 à 70% se trouvent uniquement dans la zone indo-Pacifique et 15% sont endémiques.

Forêts côtières, mangroves, récifs coralliens... la côte est de l’Afrique est l’une des zones du continent les plus diversifiées biologiquement. Elle propose une remarquable association de paysages terrestres et maritimes qui nous transportent des vastes montagnes et prairies aux luxuriants littoraux.

Plusieurs espèces emblématiques parcourent les sites de la région, qui accueillent la deuxième plus grande population d'éléphants de savane d’Afrique. Les lycaons, les rhinocéros noirs et les lions sillonnent également les forêts et les savanes herbeuses et arbustives. Le long des côtes, au sein des récifs coralliens et des herbiers marins, on retrouve cinq espèces de tortues marines qui coexistent avec des baleines, dauphins et dugongs dans les eaux de l'océan Indien.

La zone sert aussi de refuge aux oiseaux de rivage et aux oiseaux de mer menacés, comme la sterne fuligineuse, le fou masqué, la sterne huppée ou le noddi brun. La réserve nationale marine de Kiunga au Kenya protège la plus grande colonie d'élevage de Sterne de Dougall au monde.

Localisation

La côte est africaine s’étend sur 4 600 km du sud de la Somalie au nord de l’Afrique du Sud en passant par le Kenya, la Tanzanie et le Mozambique.

Climat

Tropical, chaud et humide

Espèces présentes

Tortue marine, éléphant d'Afrique, rhinocéros noir, rhinocéros blanc, grand requin blanc, dugong, requin-baleine, thon, chien sauvage

La conservation des écosystèmes contrariée

Les côtes africaines sont soumises à une multitude de menaces. Tout d’abord, le développement économique, l’urbanisation et le tourisme sont à l’origine de l’augmentation des pollutions. En outre, la surexploitation des ressources marines et forestières met en péril l’équilibre biologique de la région et enfin, le changement climatique fait peser de nombreux risques sur la pérennité des écosystèmes.

Demande en bois

La coupe incontrôlée des mangroves efface déjà de vastes étendues de forêts autrefois productives, désormais défrichées pour récupérer du bois et du combustible ou pour construire les salines où est produit la majorité du sel de mer dont la région a besoin. Les promoteurs d'offres touristiques, les constructeurs d'aménagements côtiers, les agriculteurs et le besoin croissant en bois de chauffage exercent une pression supplémentaire qui pousse à raser une large partie de la forêt primaire des mangroves sans réelle politique de replantation.

Vue aérienne de la réserve de gibier de Selous (Tanzanie)

Pollutions

La croissance rapide des centres urbains côtiers au Kenya, en Tanzanie, au Mozambique et en Afrique du Sud, associée au développement rapide du secteur du tourisme, produisent des niveaux considérables de pollution par les eaux usées domestiques non traitées, véritable menace pour les habitats littoraux tels que les récifs coralliens. Le développement industriel accélère également la pollution par les déchets industriels et les terminaux maritimes et pétroliers. Des déversements d’hydrocarbures très nocifs ont déjà eu lieu autour de Mombasa et Maputo, polluants les plages et les forêts de mangrove avoisinantes.

Déchets sur l'île Zanzibar (Tanzanie)

Disparition des espèces marines

Plusieurs animaux marins de l’océan Indien sont chassés de manière intensive et la question de leur existence est posée. Par exemple, la capture des requins et des raies se fait à un rythme qui surpasse leur capacité de régénération naturelle. Les tendances indiquent que, dans les 50 prochaines années, les dugongs et les tortues marines pourraient également ne plus faire partie de la diversité marine d’Afrique orientale en raison de la chasse et du trafic. Les sites de nidification sont également menacés de destruction en raison de la construction d’hôtels balnéaires, de l'extraction de sable et de l’érosion des plages.

Une toute jeune tortue verte se rue vers la mer, Lamu, au Kenya

Surpêche et pratiques de pêche dévastatrices

La pêche est une activité vitale pour assurer les moyens de subsistance des populations mais la surexploitation des sites de pêche met en péril la survie de certaines espèces. Par ailleurs, certaines méthodes de pêche, à l’image de la dynamite et des filets à petites mailles, détruisent les prairies marines et récifs coralliens. Ces pratiques subsistent dans de nombreuses régions malgré leur interdiction dans tous les pays. Les prises accidentelles des crevettiers conduisent aussi à la mort de spécimens immatures et menacent les ressources halieutiques futures. Enfin, les sites de pêche au large subissent également des pillages, souvent causés par des flottilles industrielles étrangères.

Changement climatique

Le niveau de la mer augmente d'environ 1 millimètre par an, une hausse à laquelle les habitats peuvent s’adapter dans des circonstances normales, mais la destruction des récifs coralliens et des mangroves sur le littoral – causée par les activités humaines - pourrait amplifier les dommages provoqués par l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière. Les conséquences pourraient être catastrophiques et la perte de terres dues à l’érosion est déjà une préoccupation majeure pour les administrateurs et les agriculteurs.

Que fait le WWF sur la côte est de l’Afrique ?

Le WWF s’efforce de préserver les habitats fragiles de la région qui abritent une faune abondante et assurent la subsistance de millions de personnes. Pour cela, nous travaillons avec des partenaires aux niveaux local, national et régional pour conserver un environnement sain le long de la côte est africaine.

Le WWF est vivement engagé dans cette région et a identifié plusieurs objectifs ambitieux parmi lesquels obtenir que, d’ici 2020, les paysages terrestres et marins prioritaires soient préservés par le biais de réseaux de zones protégées et que les stratégies d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques soient en cours d’exécution.

A l’horizon 2025, le WWF ambitionne qu’au moins 80% des produits du bois et de la pêche proviennent de sites et de producteurs ayant mis en place une gestion légale et durable des ressources et que les espèces et habitats essentiels soient préservés et continuent de fournir des biens et services à plus de 20 millions de personnes. Pour y parvenir, le WWF s’engage en aidant les communautés côtières à gérer durablement les ressources naturelles, en renforçant la législation nationale et les systèmes de gestion pour garantir une pêche et une exploitation forestière durables, en améliorant la conservation des habitats et des espèces et en développant des zones marines protégées efficaces.

Le WWF appelle le gouvernement tanzanien à agir pour mettre un terme d’ici 2018 au braconnage industriel qui pourrait faire disparaître les éléphants de la réserve d’ici 2022 et menace près de 150 000 personnes qui dépendent de ce site.

Bonne nouvelle du réseau

Parce que notre travail n'est jamais vraiment terminé, on peut parfois oublier de célébrer nos victoires. Pourtant, quel que soit le projet, chaque avancée, même infime, demeure essentielle. C'est pourquoi nous prenons le temps de s’attarder sur une bonne nouvelle, un succès, un répit, pour mieux reprendre le combat ensuite.

Éléphant (Loxodonta) dans la réserve de Selous (Tanzanie)

Pose de colliers historique pour protéger les éléphants de Tanzanie

Le gouvernement tanzanien, avec le soutien du WWF, vient de lancer la plus importante pose de colliers sur des éléphants jamais réalisée dans le pays, afin de protéger la population en déclin.

Agissez avec le WWF

Chacun d’entre nous peut se mobiliser et agir au côté du WWF pour faire face au plus grand défi de notre siècle. La sauvegarde des espèces et des espaces menacés ne se fera pas sans votre aide. Ensemble nous sommes la solution !

Coucher de soleil sur la réserve de Selous en Tanzanie

Ensemble, agissons

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Salarié WWF avec un local d'une communauté de la rivière Tigre, affluent de l'Amazone, Loreto, Pérou

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